L'Australie inaugure une nouvelle installation de fabrication de systèmes sonar avancés, renforçant la sécurité nationale et créant des emplois dans l'ouest de Sydney.
Nouvelle installation de sonars inaugurée à Sydney
Le ministre australien de l'Industrie et de la Défense, Pat Conroy, a inauguré à Rydalmere, dans l'ouest de Sydney, une nouvelle installation dédiée à la fabrication et à la maintenance des sonars remorqués. Le site fait partie du complexe de fabrication avancée de Thales Australia et se concentrera sur les systèmes acoustiques sous-marins.Financement et vocation de l'installation
L'installation est financée conjointement par Thales Australia et le Commonwealth d'Australie. Le montant exact n'a pas été communiqué, mais il est décrit comme se chiffrant à plusieurs millions de dollars australiens. Elle est située au sein du Centre d'excellence en acoustique de Thales Australia et fait partie de la chaîne d'approvisionnement nationale des systèmes sonar qui seront utilisés sur les frégates de classe Hunter.Technologie et capacités des sonars
Le nouveau bâtiment mesure 100 mètres de long et prendra en charge l'ensemble du processus de fabrication des antennes linéaires remorquées utilisées sur les sous-marins, les navires de surface et les systèmes maritimes autonomes. Ces antennes détectent et suivent des objets à faible signature acoustique, comme les sous-marins ou les torpilles, renforçant ainsi les capacités de surveillance et de défense sous-marines.Une longue histoire de production de sonars
Le site de Rydalmere fournit des technologies sonar à la Marine royale australienne depuis plus de 30 ans. Ces systèmes ont équipé les sous-marins de classe Collins et ont servi à la lutte anti-sous-marine, à la surveillance maritime et à la connaissance de l'environnement sous-marin.Nouveaux produits et orientation vers l'exportation
L'installation produira des antennes remorquées de nouvelle génération destinées aux sous-marins et aux navires de surface, ainsi que des antennes linéaires à profil fin pour drones maritimes. Ces produits sont destinés à la fois au marché australien et à l'exportation internationale, au service des industries de défense et de technologie australiennes.Maintenance opérationnelle et sécurité nationale
La nouvelle installation permettra d'assurer la maintenance opérationnelle des systèmes acoustiques en Australie, réduisant ainsi la nécessité d'envoyer les équipements à l'étranger. Cela permettra de maintenir les plateformes disponibles plus longtemps pour les missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, renforçant la sécurité nationale et la disponibilité opérationnelle.Soutien à plusieurs programmes de défense
L'installation soutiendra trois grands programmes de défense : les frégates de classe Hunter, les sous-marins de classe Collins et le système autonome BlueSentry®. Le projet devrait créer plusieurs dizaines d'emplois directs dans l'ouest de Sydney, ainsi que des opportunités d'emploi supplémentaires pour les fournisseurs et partenaires.Investissement dans l'expertise nationale
Pat Conroy a décrit la nouvelle installation comme un investissement partagé qui renforce la sécurité nationale, crée des emplois qualifiés et positionne l'Australie comme un centre national d'expertise en systèmes acoustiques. Le site témoigne d'un engagement à long terme en faveur de la fabrication locale et du progrès technologique.Rôle de Thales Australia et présence mondiale
Jeff Connolly, directeur général de Thales Australia et Nouvelle-Zélande, a souligné la capacité de l'entreprise à développer des technologies avancées de guerre sous-marine en Australie, citant les sous-marins de classe Collins et les futures frégates de classe Hunter. Thales Australia emploie environ 4 500 personnes à l'échelle nationale et soutient plus de 2 000 emplois grâce à ses fournisseurs.Activités mondiales et investissement en R&D
Thales Group, la maison mère, est présent dans 65 pays, compte plus de 85 000 employés et a enregistré un chiffre d'affaires de 22,1 milliards d'euros en 2025. Le groupe investit chaque année 4,5 milliards d'euros dans la recherche et le développement, renforçant son rôle dans l'innovation mondiale en matière de défense et de technologie.