Tunisie : lancement d'une plateforme d'échange de données

Le gouvernement tunisien prévoit de créer une plateforme électronique d'échange de données qui reliera les administrations publiques. Ce système vise à simplifier les démarches pour les citoyens et les entreprises en réduisant la nécessité de présenter à plusieurs reprises les mêmes documents.

Une plateforme fondée sur l'interopérabilité

Le système permettra aux administrations de partager automatiquement et en toute sécurité les informations dont elles disposent déjà. Il repose sur l'interopérabilité, c'est-à-dire la capacité de différents systèmes informatiques à communiquer et à échanger des données à l'aide de règles communes.

Un cadre juridique déjà en place

La Tunisie dispose d'une base juridique pour l'échange électronique de données. Un décret-loi daté du 10 juin 2020 a posé le principe de tels échanges entre les structures publiques et les usagers. Un décret gouvernemental du 5 octobre 2020 a précisé les conditions de mise en œuvre de ces échanges.

La Banque mondiale souligne les défis

L'analyse de la Banque mondiale sur la transformation numérique de la Tunisie, publiée en 2023, a relevé que de nombreuses procédures administratives reposent encore sur le papier. Elle a également noté que les processus sont complexes et que les informations sont dispersées entre plusieurs bases de données. La nouvelle interconnexion vise à remédier à ces problèmes.

Des exemples africains probants

D'autres pays africains ont mis en place avec succès des systèmes similaires. Au Ghana, selon la Banque mondiale, les principaux systèmes administratifs ont atteint une interopérabilité fonctionnelle, grâce à un cadre national qui harmonise les échanges de données.

L'interopérabilité exige plus que la technologie

L'expérience d'autres pays montre qu'une interconnexion réussie ne se résume pas à une plateforme technique. Elle nécessite également des normes communes, des responsabilités clairement définies et des règles déterminant quelles informations peuvent être partagées, par qui et à quelles fins.

L'OCDE insiste sur les règles de gouvernance

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne l'importance de ces règles de gouvernance dans ses travaux sur le gouvernement numérique. Ces expériences montrent que le partage efficace des données dépend à la fois de la capacité des systèmes à échanger des données et de règles claires encadrant le partage et la protection des informations.

Des avantages pour les citoyens et les entreprises

Relier les administrations publiques peut réduire le nombre de documents demandés aux citoyens et aux entreprises. Cela peut également limiter les démarches répétitives et accélérer le traitement des tâches administratives.