AnimaWings, une compagnie aérienne roumaine fondée par les frères Cristian et Marius Pandel — également connus pour leur entreprise de voyage Christian Tour — a engagé une procédure légale visant à réorganiser sa situation financière. Le 30 septembre 2026, l’entreprise a déposé une demande auprès de la 7ᵉ chambre civile du tribunal de Bucarest pour lancer une procédure de restructuration judiciaire, une étape formelle souvent empruntée par les entreprises confrontées à des difficultés financières. Dans un communiqué de presse, la compagnie a indiqué que cette démarche avait pour but de protéger ses activités, de stabiliser son modèle économique et de réorganiser ses obligations financières. À l’heure actuelle, AnimaWings poursuit ses opérations avec deux avions Airbus A320, bien qu’elle ait prévenu que les horaires de vol pourraient être ajustés dans les prochains jours, avec des risques de retards ou d’annulations. Le 29 septembre, la compagnie avait annoncé que six de ses huit appareils étaient cloués au sol en raison de problèmes techniques sur le modèle Airbus A220-300. Malgré cette situation, les vols entre la France, la Suisse et la Roumanie sont toujours assurés. AnimaWings avait lancé ses activités avec des liaisons entre Paris et Bucarest en mars 2025, avant de s’étendre vers Nice. La compagnie a expliqué que des problèmes techniques récurrents ont nui à sa capacité à fonctionner normalement, aggravant ses défis opérationnels, commerciaux et financiers. Elle a également évoqué un contexte économique plus large marqué par un recul des dépenses des consommateurs, une incertitude politique et la hausse des prix du pétrole, autant de facteurs qui pèsent sur son activité. Marius Pandel, PDG d’AnimaWings, a qualifié la décision de recourir à une restructuration judiciaire de « difficile mais nécessaire » pour préserver l’avenir à long terme de l’entreprise et garantir sa pérennité. Il a souligné que la compagnie avait agi de manière proactive en utilisant des procédures légales conçues pour sauvegarder ses opérations et ses perspectives d’avenir. Son objectif immédiat, a-t-il précisé, est d’assurer la sécurité des passagers et de maintenir un maximum de vols pendant cette période délicate. L’entreprise avait auparavant prévu d’étendre sa flotte et ses activités, notamment en acquérant huit appareils — six A220-300 et deux A320. Cependant, aucun des A220-300 n’a été utilisé pour des vols au 30 septembre, ce qui limite considérablement la capacité de la compagnie. Les pressions financières se sont intensifiées : selon les données de la plateforme roumaine Termene.ro, AnimaWings avait accumulé des arriérés fiscaux d’environ 11,5 millions de lei (2,2 millions d’euros) au 30 juin 2026, soit près du double du montant enregistré trois mois plus tôt. Bien que ces arriérés reflètent une tension financière, ils ne sont pas la seule raison de la demande d’insolvabilité de la compagnie. La capacité d’AnimaWings à poursuivre ses vols, même à un rythme réduit, pendant sa restructuration sera déterminante pour les voyageurs. Au 1ᵉʳ octobre, la compagnie affirme toujours opérer, même si l’ampleur des annulations ou des retards futurs reste incertaine.