L'exercice affecte la graisse viscérale chez la souris

Des chercheurs brésiliens ont observé des changements de la graisse viscérale chez des souris obèses après un programme de musculation de sept jours, sans aucune perte de poids. L'étude, menée par une équipe de l'Université de Campinas et publiée le 23 juin 2026, consistait à faire gravir aux souris un escalier de 70 centimètres, une charge fixe attachée à la queue.

Détails du protocole d'exercice

Chaque séance comprenait 20 montées, entrecoupées de pauses de 60 à 90 secondes. La charge atteignait 70 % de la capacité maximale de chaque animal, et sept séances ont été réalisées sur deux semaines. Ce programme intense visait à simuler l'entraînement en résistance chez l'humain.

La graisse viscérale et ses effets

Le tissu étudié était la graisse viscérale, celle qui entoure les intestins. En excès, cette graisse libère dans le sang des substances inflammatoires et perturbe le métabolisme. Le défi consistait à observer ses transformations avant que toute perte de poids ne fausse les mesures.

Résultats du programme d'exercice

À la fin du protocole, les souris soumises à l'exercice pesaient autant que les souris sédentaires, mais leur graisse viscérale avait diminué de volume et leurs adipocytes avaient rétréci. Cette réduction indique généralement un tissu métabolique plus sain. Les signaux favorisant l'accumulation de lipides étaient moins actifs dans le groupe qui s'entraînait.

Changements moléculaires dus à l'exercice

Au niveau moléculaire, l'exercice a modifié l'activité de plusieurs protéines liées au métabolisme des lipides. Chez les souris sédentaires, les taux d'ABHD5, parmi d'autres protéines, étaient différents de ceux du groupe qui s'entraînait. Ces changements suggèrent que l'activité physique peut influencer les processus métaboliques indépendamment de la perte de poids.