Le 30 septembre, un incident dramatique s’est produit à bord d’un vol Flydubai en provenance de Dubaï et à destination de Tel-Aviv. Selon le procureur des Émirats arabes unis, le copilote, un ressortissant omanais, aurait planifié une attaque suicide à l’aéroport Ben Gourion en Israël. L’affaire a été révélée le vendredi 9 octobre, lorsque le procureur général des Émirats, Hamad Saif Al Shamsi, a communiqué les détails de l’enquête. Au cours du vol, le copilote aurait poignardé le commandant de bord, un Indien, ce qui aurait poussé ce dernier à ouvrir la porte du cockpit. Les passagers et l’équipage ont alors pu intervenir et maîtriser l’agresseur. L’appareil avait fortement perdu de l’altitude pendant l’affrontement avant d’effectuer un atterrissage d’urgence en Arabie saoudite. Le procureur émirati a indiqué que le copilote aurait agi seul et que l’enquête se poursuit pour confirmer cette version. Une première investigation menée par les Émirats arabes unis le 3 octobre avait évoqué la possibilité qu’il préparait un « acte terroriste ». Il avait pourtant satisfait à toutes les exigences professionnelles et sécuritaires pour être embauché, notamment en détenant une licence de pilote, en présentant un casier judiciaire vierge et en ayant passé avec succès les contrôles de sécurité requis. Aucun de ces éléments n’avait révélé de tendances extrémistes. Des rapports des médias internationaux laissaient entendre que les autorités de son pays d’origine, Oman, lui avaient interdit de piloter en raison de soupçons d’influence par des idées extrémistes. Selon le procureur émirati, le copilote s’inspirait des attentats du 11 septembre, perpétrés par des groupes extrémistes contre les États-Unis en 2001. Cet incident soulève des questions sur l’efficacité des contrôles de sécurité et sur les risques de radicalisation au sein du secteur aérien. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour déterminer l’étendue réelle des intentions du copilote et vérifier s’il a agi seul.