Une étude publiée en mai 2025 dans la revue Nutrients par des chercheurs de l’université Ruhr de Bochum révèle que la consommation quotidienne de bière sans alcool pendant quatre semaines peut influencer la manière dont l’organisme métabolise le glucose et les lipides chez les jeunes hommes en bonne santé. Bien que ces bières ne contiennent pas d’éthanol, principal composant des boissons alcoolisées, elles renferment des sucres résiduels qui contribuent à l’apport calorique global. Les chercheurs ont analysé plusieurs variétés de bière sans alcool et constaté des teneurs en sucre différentes, allant de 2,8 grammes pour 100 millilitres dans une bière blonde à 4,9 grammes dans une bière panachée. Boire deux bouteilles par jour de cette dernière, soit 660 millilitres, pourrait ainsi apporter plus de 32 grammes de sucre – une quantité équivalente à celle d’une canette de soda.
Les résultats montrent que les différents types de bière sans alcool ont des effets variables sur la glycémie, les niveaux d’insuline et les triglycérides. La bière panachée a entraîné une hausse de la glycémie à jeun, tandis qu’une bière blanche a provoqué une augmentation des taux d’insuline et de peptide C, signe d’une activité pancréatique accrue. Les bières panachée et blanche ont également fait progresser les triglycérides de 15 à 17 milligrammes par décilitre. À l’inverse, la bière blonde classique n’a pas modifié significativement ces marqueurs et a même contribué à réduire le taux de « mauvais » cholestérol, à l’instar de l’eau.
Henriette Kreimeyer, qui a dirigé l’analyse, précise que les différences observées s’expliquent principalement par les calories et les sucres contenus dans les bières, et non par les polyphénols – des composés souvent mis en avant pour leurs propriétés antioxydantes. L’étude a été menée sur un groupe spécifique : de jeunes hommes minces et en bonne santé. Ses conclusions ne sont donc pas nécessairement transposables à d’autres populations, comme les adultes plus âgés, les personnes ayant des morphologies différentes ou celles souffrant de problèmes de santé. Cette recherche souligne qu’il convient de se pencher sur la composition réelle de la bière sans alcool, et non sur son nom, pour évaluer son impact sur la santé.
Ces résultats invitent les consommateurs à prêter attention à la valeur nutritive des bières sans alcool, en particulier s’ils surveillent leur apport en sucre ou gèrent leur métabolisme. Si ces boissons représentent une alternative à moindre risque par rapport aux alcoolisées, elles ne constituent pas pour autant une option systématiquement plus saine, selon leur composition et les quantités ingérées.
La bière sans alcool pourrait influencer la glycémie et les taux de graisse malgré l'absence d'alcool
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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