L'Assemblée nationale française a rejeté une motion de rejet du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027, marquant le début de son examen.
Rejet de la motion contre le projet de loi sur la Sécurité sociale rejeté
La motion préalable de rejet du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, déposée par La France insoumise, a été rejetée par les députés mardi 20 octobre, en fin de journée. Le vote s'est soldé par 259 voix contre et 128 pour, permettant ainsi le début de l'examen du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale.Le débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale se poursuit
Si les groupes de gauche s'étaient unis, la motion de rejet du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) aurait pu être adoptée. Cependant, d'autres groupes ont exprimé leur volonté de débattre du texte dans l'hémicycle, en refusant l'idée de le renvoyer au gouvernement. Ce vote ne laisse pas présager un sort favorable pour le texte, qui avait déjà été rejeté en commission la semaine précédente.La ministre appelle à un compromis face au vieillissement de la population
Avant le vote, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a exhorté les députés à prendre la mesure des défis posés par le vieillissement de la population, la hausse des maladies chroniques et le ralentissement de la croissance économique. Elle a appelé à un compromis pour assurer l'avenir de la Sécurité sociale et a insisté sur la nécessité de protéger ce système pour les générations futures.Le représentant de la CFDT salue les objectifs de réduction du déficit
Jean-Pierre Farandou, représentant du monde du travail, s'est dit satisfait de l'objectif du projet de loi de ramener le déficit de la Sécurité sociale à 12,7 milliards d'euros d'ici 2027. Il a salué l'effort visant à réduire de moitié le déficit, par rapport aux 21,8 milliards d'euros attendus en 2026, qu'il considère comme une étape vers un système plus soutenable.Les critiques dénoncent un « hold-up social »
Hadrien Clouet, de La France insoumise, a défendu la motion de rejet du texte, qu'il qualifie de « texte de classe », et accuse le gouvernement de vouloir partir avec « les meubles » après avoir échoué à vendre le système de Sécurité sociale. Il a condamné les coupes proposées, qu'il qualifie de « hold-up sur la Sécurité sociale », et critiqué la gestion par le gouvernement du financement de l'école et des mobilisations étudiantes.Le groupe de droite s'engage à améliorer le texte
Malgré les critiques, Christophe Bentz, du Rassemblement national, a affirmé l'intention de son groupe de débattre du PLFSS et d'en améliorer le texte. Il a qualifié le projet de loi de « très mauvais » et de « très injuste », mais a insisté sur la nécessité de légiférer et d'essayer de limiter ses effets négatifs.