Les parlementaires français ont rejeté l'article 7 du PLFSS, suscitant des débats sur le financement de la Sécurité sociale et les charges des entreprises.
Les députés français rejettent un article clé du budget
Les parlementaires français ont rejeté l'article 7 du PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) après trois jours de débats intenses. Cet article était au cœur des efforts du gouvernement pour redresser les comptes de la Sécurité sociale, mais il s'est heurté à l'opposition de plusieurs groupes politiques.Les débats réduisent les recettes attendues
Les débats ont donné lieu à plusieurs votes qui ont soit réduit les recettes attendues pour la Sécurité sociale, soit introduit de nouvelles dépenses. Malgré les mises en garde du gouvernement sur la nécessité de corriger les comptes sociaux, le résultat des votes a compromis ces objectifs.Une députée socialiste critique le rejet
Le député socialiste Jérôme Guedj a critiqué ce rejet en déclarant : « Ce PLFSS, vous êtes en train de le tuer. » Il a reproché à ses collègues de compromettre le redressement des comptes de la Sécurité sociale en refusant de lui accorder des recettes supplémentaires.Rejet de la proposition du gouvernement sur les cotisations patronales
Le gouvernement avait proposé de réduire les exonérations de cotisations patronales pour les entreprises versant des primes d'intéressement ou de participation à leurs salariés. Toutefois, plusieurs amendements, soutenus notamment par la députée macroniste Annie Vidal et par la droite, ont supprimé cette disposition, jugée trop pesante pour les entreprises.Le ministre du Travail met en garde contre l'impact financier
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a averti les députés, dès l'ouverture de la séance, de l'impact financier de leurs propositions : « Nous ne parlons plus des 15 millions ou des 100 millions évoqués hier, nous parlons de milliards d'euros. » Il a dit être « un peu étonné » par l'ampleur des coûts potentiels.Échanges vifs sur la valeur du travail
Les débats ont également donné lieu à des échanges vifs sur la valeur du travail. La gauche a tenté, sans succès, de revenir sur plusieurs exonérations de cotisations liées aux heures supplémentaires et à l'achat de jours de RTT (réduction du temps de travail), arguant qu'elles privaient la Sécurité sociale de recettes.Un député de droite critique les propositions de la gauche
Le député RN Matthias Bentz a dénoncé un « cercle vicieux » dans les propositions de la gauche visant à augmenter les prélèvements, estimant qu'elles nuiraient aux entreprises et au pouvoir d'achat des salariés. Il a affirmé que ces propositions étaient préjudiciables à la fois aux employeurs et aux salariés.La députée écologiste menace de censure
La députée écologiste Sandrine Rousseau a menacé de déposer une motion de censure, accusant ses adversaires de revenir sur des compromis déjà conclus. Elle a déclaré : « Vous cherchez une censure, eh bien vous allez l'avoir », et a appelé à mettre fin à l'examen du budget, qui selon elle était devenu inutile faute de compromis.Le gouvernement veut réduire le déficit de la Sécurité sociale
Le gouvernement entend ramener le déficit de la Sécurité sociale, attendu à 21,8 milliards d'euros en 2026, à 12,7 milliards en 2027. Le rejet de l'intégralité de la partie consacrée aux recettes pourrait empêcher les députés de poursuivre l'examen des dépenses du budget de la Sécurité sociale.