La Pelle aux Idées, un café-librairie indépendant situé à Sarlat-la-Canéda (Dordogne), peine à survivre malgré son ouverture prévue en 2025. Géré par une association, l’établissement cherche un soutien communautaire et envisage un déménagement vers un emplacement plus central pour faciliter l’accès. Actuellement installé avenue de Selves, dans un quartier moins fréquenté, le local de 50 mètres carrés dispose d’étagères modulables en salles de réunion, mais cette flexibilité s’accompagne de défis opérationnels. Louise Teillet, coordinatrice depuis 2019, explique que l’activité nécessite un flux de trésorerie régulier. Bien que les chiffres actuels ne soient pas en danger immédiat, l’avenir de la librairie reste incertain. L’association a lancé une campagne de financement en ligne, avec seulement un mois pour réunir les fonds nécessaires avant d’envisager une fermeture. L’objectif à long terme est de rester ouverte jusqu’en 2028, date à laquelle un éventuel déménagement vers l’IMPro Althéa, un bâtiment communal, pourrait être possible. La mairie de Sarlat-la-Canéda n’a pas encore réagi à cette proposition. La Pelle aux Idées propose près de 2 900 titres, axés sur la littérature, les sciences sociales et les éditeurs indépendants. Elle organise également des événements, comme une rencontre avec l’auteur Pierre Lemaitre prévue le 26 septembre. Margaux Zani, animatrice culturelle, souligne l’importance de l’emplacement pour l’ancrage local, notant que l’afflux de touristes en été pourrait stimuler les ventes. L’association insiste aussi sur la nécessité d’un soutien public accru, les subventions ponctuelles ne suffisant pas à compenser le déclin des ressources. Les réactions du public face à cette situation sont partagées. Étienne de La Boétie estime que la campagne de financement peine à mobiliser, tandis que Martine Allainmat s’interroge sur la transformation du lieu, passant d’un espace communautaire à une simple librairie, et se demande si la mission initiale a été oubliée. D’autres actualités du secteur du livre incluent l’ouverture de The Lamp-Post, une librairie anglophone à Paris, et l’expansion d’Aya Books à Marseille. En Argentine, les librairies indépendantes subissent un recul de 41,5 % de leur chiffre d’affaires, ce qui pousse à réclamer une « urgence nationale du livre ». Aux États-Unis, huit librairies indépendantes s’inquiètent de l’impact des politiques anti-terroristes de Trump, tandis qu’en France, les négociations entre le Syndicat de la librairie française et les syndicats de salariés sont au point mort. D’autres nouvelles concernent la fermeture de la librairie parisienne L’Autre Livre pour raisons financières, l’acquisition de Joseph-Beth par Barnes & Noble, et l’ouverture d’une librairie queer-féministe à Hambourg. Au Japon, 200 librairies se transforment temporairement en scènes de jeux de meurtre, tandis qu’au Québec, les librairies jouent un rôle clé dans l’économie locale malgré des marges bénéficiaires réduites. Aux États-Unis, la Frazar Memorial Library propose un « Rare Book Petting Zoo », et au Yémen, l’industrie du livre continue de fonctionner malgré la guerre et les difficultés économiques.