Dans le marché du livre au Québec, la croissance se poursuit, mais tous les librairies n’en profitent pas de manière égale. Des données publiées le 24 septembre 2026 par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) révèlent un écart important : les ventes des librairies agréées ont reculé de 2,9 % en 2025, tandis que celles des librairies non agréées ont bondi de 10 %. Le marché a retrouvé son plus haut niveau depuis 2010, mais les équilibres se déplacent. Les ventes finales de livres neufs ont atteint 727,7 millions de dollars en 2025, en hausse de 3,2 % par rapport à l’année précédente. Les transactions finales des éditeurs ont progressé de 17,8 %, alors que celles des librairies sont restées presque stationnaires, à 469,6 millions de dollars. En dollars constants, la valeur a atteint 610 millions de dollars, soit une augmentation de 6 % par rapport à 2024 et plus que la moyenne de 597 millions enregistrée entre 2015 et 2019. Cependant, il faut rester prudent : l’enquête ne tient pas compte du nombre d’exemplaires vendus ni de leur prix moyen. Il est donc impossible d’en déduire une hausse du nombre réel de livres écoulés. Librairies agréées, mais pas récompensées. La stabilité globale des librairies masque des trajectoires opposées. Les établissements appartenant à une chaîne ont affiché une progression de 0,9 %, tandis que les indépendants ont reculé de 0,9 %. L’écart devient encore plus net quand on considère l’agrément : -2,9 % d’un côté, +10 % pour les librairies qui n’en disposent pas. Cette distinction est importante. Selon la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans l’industrie du livre, certaines institutions doivent s’approvisionner, pour les ouvrages concernés, auprès d’au moins trois librairies agréées dans leur région administrative. Plusieurs catégories, notamment certains matériaux et manuels scolaires, bénéficient toutefois d’exemptions. Dans le même temps, les achats communautaires auprès des librairies ont diminué de 3,3 %, passant de 107 à 103 millions de dollars. L’ISQ ne établit pas de lien de causalité entre ces deux évolutions. Sur quatre ans, le tableau reste favorable : ces commandes institutionnelles ont progressé de 14 % depuis 2021. Du côté des particuliers, le mouvement est bien plus modéré : +0,8 %, à 367 millions de dollars. La géographie réserve aussi quelques surprises. Les revenus ont augmenté dans 12 régions administratives, menées par Laval (+12 %), Chaudière-Appalaches (+10 %) et Estrie (+9 %). La Capitale-Nationale a chuté de 11 %, tandis que le regroupement Bas-Saint-Laurent–Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine a perdu 9,3 %, l’Abitibi-Témiscamingue 5,3 % et Montréal 2,1 %. Cette dernière reste de loin le plus grand marché, avec 36 % des ventes des librairies. Les éditeurs, eux, prennent l’autre escalier. Côté éditeurs, les nouvelles données disponibles éclairent enfin le mécanisme. Leurs ventes nettes ont atteint 246 millions de dollars en 2025, contre 212 millions un an plus tôt, soit une hausse de 16 %. Les ventes finales de livres généraux ont progressé de 14 %, celles des manuels scolaires de 22 %, atteignant 61 millions de dollars, tandis que les ouvrages éducatifs ont augmenté de 38 %, sans pour autant retrouver leur niveau d’avant la pandémie. Le marché québécois affiche ainsi 728 millions de dollars de ventes finales et sa meilleure performance depuis 2010. Mais le chiffre global raconte désormais moins que les mouvements qui le composent : librairies agréées et non agréées, particuliers et communautés, régions et éditeurs ne suivent plus clairement la même pente. Le gâteau grossit. Reste à voir qui en récupère les parts. D’autres développements incluent un éditeur brésilien retirant ses livres d’Amazon en raison de litiges sur les remises, une forte hausse de 14 % des revenus de l’édition américaine en juillet 2026, et un marché britannique du livre imprimé dépassant le milliard de livres sterling (1,003 milliard £) en ventes. En France, une nouvelle librairie-café spécialisée dans les romans d’amour en anglais doit ouvrir à La Rochelle, tandis qu’en Argentine, les librairies subissent un recul de 41,5 % de leur chiffre d’affaires. En Russie, les bibliothèques municipales pourraient voir jusqu’à 70 % de leurs collections retirées de l’accès général. Au Yémen, le commerce du livre persiste malgré la guerre et les difficultés économiques. Au Japon, le gouvernement vise 1 000 milliards de yens de ventes internationales de mangas d’ici 2033. Aux États-Unis, des inquiétudes émergent quant aux possibles impacts des politiques antiterroristes sur les librairies indépendantes. En France, une nouvelle maison d’édition, ediSens, rachète les Éditions Marie Romaine, et une nouvelle collection, Illumination, est lancée par les Éditions du Félin. En Argentine, la province de Córdoba commande 50 000 livres pour soutenir les éditeurs locaux. En Italie, une bibliothèque ouvre un « zoo de livres rares » pour faciliter l’accès du public à des collections spéciales. Aux États-Unis, une étude suggère que le prêt numérique des bibliothèques pourrait réduire les ventes de livres. En France, une nouvelle librairie, Aya Books, étend son activité de Lille à Marseille. Aux États-Unis, une nouvelle plateforme d’auto-édition, GoRead, intègre la traduction par intelligence artificielle. Aux États-Unis, une nouvelle librairie, The Lamp-Post, doit ouvrir à Paris. En France, une nouvelle librairie, Arche BD, ouvre dans le Pays de Gex. Aux États-Unis, une nouvelle librairie, The Passage, ouvre dans le 4e arrondissement de Paris.