Les revenus de l’édition aux États-Unis ont progressé de 11 % en juin 2026, atteignant 936,3 millions de dollars, selon le rapport StatShot de l’Association of American Publishers (AAP). Les livres grand public, dits trade books, ont enregistré une hausse de 12,1 % de leurs revenus. Sur six mois, la croissance globale de tous les secteurs s’élève à 3,9 %, avec une progression marquée des formats imprimés. En juin, les livres de poche ont progressé de 18,2 %, à 292,2 millions de dollars, tandis que les reliures cartonnées ont augmenté de 14,5 %, à 243,6 millions. Ces deux formats représentaient 70 % des revenus du segment Trade ce mois-là. Le format « mass market », un type de livre de poche très répandu sur le marché américain, a rebondi de 20,2 %, mais sur une base désormais très faible : 4,9 millions de dollars. Les reliures spéciales, éditions uniques ou décoratives, ont reculé de 4,6 %, à 17 millions de dollars. Côté numérique, les livres électroniques ont légèrement baissé de 0,3 %, à 86,4 millions, tandis que les livres audio numériques ont progressé de 3,9 %, à 97,4 millions. Les supports audio physiques, comme les CD, avec 500 000 dollars, ont chuté de 30,1 %. En juin, les formats imprimés dominaient toujours largement le segment Trade. Sur le premier semestre, le livre de poche a confirmé son avance : +8,5 %, à 1,7 milliard de dollars, tandis que la reliure cartonnée a légèrement reculé de 0,8 %, à 1,5 milliard. L’écart était encore plus marqué entre les deux principaux formats numériques. Les livres électroniques ont diminué de 3 %, à 516,1 millions, tandis que les livres audio numériques ont progressé de 12,6 %, à 597,8 millions. Au total, les revenus du segment Trade ont augmenté de 3,8 %, à 4,6 milliards de dollars. Le rapport StatShot mesure les revenus nets déclarés par les éditeurs, et non le nombre de livres achetés. Sur les 26 premières semaines de 2026, période close le 4 juillet, les ventes en volume ont reculé de 0,3 %. Derrière cette quasi-stabilité, la fiction pour adultes a progressé de 5,7 %, tandis que la non-fiction pour adultes a reculé de 5,8 %. Ces deux indicateurs ne sont pas contradictoires : ils mesurent des réalités différentes et couvrent des périmètres distincts. D’autres branches de l’industrie éditoriale américaine offrent un tableau plus contrasté. Les éditeurs religieux ont progressé de 4,8 % en juin, à 62,5 millions, et de 1,6 % depuis janvier. Les publications professionnelles et savantes, hors revues, ont reculé de 3,4 % sur le mois, à 32,4 millions, tout en restant positives sur six mois (+1,7 %). Les ressources éducatives — une catégorie qui, depuis 2026, inclut les manuels de la maternelle à la terminale ainsi que ceux de l’enseignement supérieur — ont progressé de 4,4 % en juin, à 123,5 millions, et de 3,4 % depuis le début de l’année. À périmètre comparable, le signal reste clair en juin : après +0,9 % au premier trimestre, les revenus cumulés des éditeurs suivis par l’AAP affichent désormais +3,9 % à mi-année. Pour le segment Trade, la tendance est quasi identique, à +3,8 % — le livre de poche tenant, pour l’instant, solidement son rang. Au Royaume-Uni, les livres imprimés ont déjà franchi le cap du milliard de livres sterling avant le 15 août, générant 1,003 milliard de livres dans le périmètre de NielsenIQ BookScan, soit une hausse de 2,3 % en glissement annuel. Au Québec, les ventes de fiction québécoise observées par Gaspard dans les librairies indépendantes ont atteint 14,5 fois le niveau d’un mercredi de référence en août. En Argentine, les librairies sont en « état d’urgence » après un recul de 41,5 % du chiffre d’affaires entre les huit premiers mois de 2023 et la même période en 2026. En Russie, jusqu’à 70 % des fonds municipaux pourraient être retirés de l’accès public si une récente pratique de contrôle venait à se généraliser. Au Japon, le ministère de l’Économie (METI) fixe un objectif de 1 000 milliards de yens de ventes internationales pour le secteur du manga d’ici 2033. D’autres évolutions incluent la restructuration judiciaire du groupe Maury Printer, qui met 680 emplois en jeu, et l’acquisition des éditions Le Passage par le groupe Glénat. En France, l’éditeur Simon Stream commence à garnir ses rayons, en proposant 50 % des revenus aux auteurs auto-édités. Le prix Del Duca jeunesse a été décerné à l’association Dulala pour son projet de concours multilingue de Kamishibaï, avec une dotation de 50 000 €. Au Brésil, l’éditeur WMF Martins Fontes cessera de fournir Amazon dans les mois à venir. Aux États-Unis, les revenus nets déclarés par les éditeurs ont atteint 1 milliard de dollars en juillet 2026, en hausse de 14 % par rapport à la même période un an plus tôt. Au Royaume-Uni, le nombre d’exemplaires vendus continue de légèrement décliner malgré la hausse des revenus. Aux États-Unis, le débat sur le prix et les conditions des licences accordées aux institutions s’accompagne de tableaux de régression. En France, les éditions Le Passage passent sous pavillon Glénat. Aux États-Unis, le rapport StatShot mesure les revenus nets déclarés par les éditeurs, et non le nombre de livres achetés.