De nombreux gendarmes sont arrivés pour évacuer la « zad du milieu », un campement de protestataires installé dans une forêt privée à Feugarolles, dans le Lot-et-Garonne, afin de bloquer le projet de ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse. Le campement a été démantelé par la gendarmerie après qu’un arrêté préfectoral ait été pris le 29 septembre, invoquant le risque d’incendie de forêt. À l’époque, Météo-France avait émis une alerte orange pour risque d’incendie, mais le jour de l’opération, la vigilance avait été abaissée au niveau vert, le plus bas.
La gendarmerie a mobilisé une centaine d’officiers pour cette opération, avec cinq agents assignés à chaque manifestant. Les militants avaient établi le campement près de deux semaines plus tôt pour empêcher le début des travaux de construction de la LGV, qui prévoient notamment l’abattage d’arbres à partir du 1er octobre dans le cadre de fouilles archéologiques. Selon des études financières réalisées début 2026, ce projet, qui réduirait le temps de trajet entre Bordeaux et Toulouse de 56 minutes, devrait impacter 4 800 hectares de terrain, incluant forêts et zones humides, pour un coût dépassant les 20 milliards d’euros.
Jean-Jacques, un prêtre retraité de 76 ans et habitant local, a utilisé une mini-pelleteuse pour réparer la route d’accès à sa forêt, affirmant que c’était nécessaire pour éviter l’érosion. Il s’oppose au projet ferroviaire, qu’il qualifie d’« hors du temps » et dont il estime que les contribuables, qui le financent, ne tireront aucun bénéfice. Un riverain l’a d’ailleurs surnommé avec humour « le curé qui met le râteau dans les roues ».
Lors du démantèlement, des militants ont été verbalisés, et des agents de la communauté d’agglomération Albret Communauté, réquisitionnés pour le nettoyage, ont commencé à démonter les installations. Certains protestataires ont engagé des discussions avec les forces de l’ordre et les techniciens municipaux, avec des résultats variables. Une militante, qui se présentait sous le nom de Gaïa et portait un t-shirt estampillé « écoterroriste », a tenté de raisonner les agents intercommunaux, remettant en cause leur position sur la destruction de la forêt.
Trois occupants du campement se sont installés sur le toit de la dernière cabane pour tenter de la défendre. La Cellule nationale d’appui à la mobilité de la gendarmerie est intervenue pour assurer leur sécurité lors du démantèlement. Les tensions se sont intensifiées lorsqu’un opposant perché dans un arbre a lancé au gendarme : « Baissez votre LBD vous-même ! » À la fin de l’opération, les militants ont entonné des chants militants aux gendarmes, accompagnés d’un ukulélé.
Un recours juridique a été déposé par le propriétaire des terres pour suspendre l’arrêté préfectoral de démantèlement du campement. L’audience est prévue ce jeudi 1er octobre devant la cour d’appel de Bordeaux. Les militants espèrent pouvoir rétablir un campement sur les terres privées en dehors de la période estivale, avec l’accord du propriétaire.
Expulsion du camp anti-TGV dans le Lot-et-Garonne
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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