Un tribunal de Toulouse pourrait bloquer une nouvelle prison à Muret en annulant un décret ayant autorisé la destruction d'habitats d'espèces protégées.
Recours juridique contre le projet de prison
Un recours juridique est en cours à Toulouse et pourrait bloquer la construction d'une nouvelle prison à Muret, en France. L'affaire porte sur un arrêté préfectoral qui autorisait la destruction d'habitats d'espèces protégées, une mesure fermement contestée par des associations environnementales et des riverains.Le tribunal examine l'annulation de l'arrêté
Le tribunal administratif de Toulouse examine l'annulation d'un arrêté pris par la préfecture d'Occitanie en février 2023. Ce texte permettait à l'Agence publique pour l'immobilier de la justice (APIJ) de contourner les protections environnementales sur la zone de construction de 17,5 hectares.Des espèces protégées menacées
Le site prévu pour la prison abrite 66 espèces protégées, dont six espèces d'amphibiens, cinq espèces de reptiles, 44 espèces d'oiseaux, un insecte, le hérisson d'Europe et sept espèces de chauves-souris. L'arrêté autorisait la destruction, la capture ou la modification de leurs habitats, ce qui suscite des inquiétudes pour l'environnement.Associations environnementales et habitants s'opposent au projet
Le recours a été déposé par les antennes occitanes de la Ligue des droits de l'Homme, des Amis de la Terre et de l'association CESAAM. La ville de Muret a également rejoint la procédure, soulignant la controverse qui entoure le projet.Le projet de prison reste incertain
La nouvelle prison, qui s'inscrit dans un plan national visant à créer 15 000 places de détention d'ici 2027, a déjà pris du retard et fait désormais face à de nouvelles incertitudes. Si le tribunal annule l'arrêté, le projet devra peut-être reprendre sa procédure d'autorisation environnementale.