La loi française sur les influenceurs pourrait renforcer la transparence, les créateurs certifiés conservant davantage la confiance de leur audience et les taux de conformité augmentant.
La loi française sur les influenceurs porte ses fruits
Trois ans après l'entrée en vigueur de la loi française sur les influenceurs, les dernières données de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) laissent penser que ce texte pourrait améliorer la transparence dans le secteur de l'influence.Mentions obligatoires et évolution de la conformité
Sur la base de près de 25 000 publications, l'ARPP indique que 10 % des créateurs de contenus certifiés et 18 % des créateurs non certifiés mentionnaient un partenariat dans leurs publications, contre 13 % et 39 % respectivement un an plus tôt. Bien que la méthodologie de l'étude ait changé, la tendance globale laisse voir un environnement plus discipliné.Résistances et difficultés des créateurs
Adoptée en juin 2023, la loi a d'abord suscité la réticence de certains créateurs de contenus, qui la percevaient comme une contrainte. La réforme exigeait que les créateurs indiquent clairement les partenariats commerciaux, ce qui a entraîné des contrats plus complexes, des vidéos plus longues et un temps supplémentaire consacré à la compréhension des droits des consommateurs.Les créateurs certifiés conservent davantage leur audience
Les données récentes de Kolsquare, portant sur près de 196 000 créateurs de contenus au premier semestre 2026, suggèrent que les créateurs certifiés ont conservé 75,7 % de leur audience, contre 64,6 % pour les créateurs non certifiés. Cet écart de 11 points peut être significatif pour les créateurs qui tirent leurs revenus de leur audience.La certification reste minoritaire
Au 30 septembre 2026, 2 677 créateurs de contenus avaient obtenu le Certificat de l'influence responsable, sur environ 6 200 créateurs inscrits. Si le nombre de créateurs certifiés progresse, ils restent minoritaires. Beaucoup hésitent sans doute à passer cette certification, car la formation demande du temps qui pourrait sinon être consacré à la création de contenus.Les annonceurs reconnaissent la valeur de la certification
Les annonceurs commencent eux aussi à reconnaître l'intérêt de la certification, car la loi de 2023 les rend conjointement responsables de tout préjudice causé par leurs partenaires. La certification devient ainsi un gage de confiance, comparable au logo bio dans les supermarchés.Conformité dans le secteur financier
Les données de l'ARPP le confirment : les créateurs certifiés du secteur financier affichent un sans-faute en matière de conformité, contre 38 % des créateurs non certifiés. En définitive, ces données suggèrent que la transparence devient un atout dans un secteur de plus en plus fondé sur la confiance.