La gendarmerie et le fisc français ont ouvert la voie en quittant Microsoft pour les logiciels libres, économisant des millions et remettant en cause la dépendance de l'État aux outils propriétaires.
La gendarmerie et la DGFiP utilisent des logiciels libres
La gendarmerie nationale et la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) utilisent des logiciels libres depuis plus de vingt ans, contrairement à la plupart des autres ministères, qui restent dépendants des produits Microsoft.L'adoption des logiciels libres a commencé au début des années 2000
La gendarmerie nationale a commencé à se tourner vers les logiciels libres au début des années 2000, en remplaçant Microsoft Office par OpenOffice, puis par LibreOffice. Cette démarche visait à adopter des standards ouverts et à éviter une dépendance envers des logiciels commerciaux.La gendarmerie a remplacé Windows par Linux
La gendarmerie a poussé plus loin sa transition vers les logiciels libres en remplaçant Windows par sa propre distribution Linux, GendBuntu, qui équipe désormais 72 000 ordinateurs portables. Elle utilise également des systèmes de messagerie et des outils de partage de documents libres.Un usage résiduel de Windows reste nécessaire
Malgré son engagement marqué en faveur des logiciels libres, la gendarmerie utilise encore Windows et Office sur environ 2 500 postes de travail. Cela est nécessaire pour assurer la compatibilité avec d'autres ministères et avec certains logiciels métiers qui ne fonctionnent que sous Windows.La DGFiP s'est tournée vers les logiciels libres pour réaliser des économies
La DGFiP a adopté les logiciels libres à la fin des années 2000, principalement pour réduire ses coûts. Elle a remplacé Microsoft Office par LibreOffice et restructuré son système de messagerie à l'aide de composants libres.La DGFiP combine outils libres et propriétaires
Si la DGFiP utilise largement LibreOffice, elle s'appuie aussi sur une plateforme collaborative propriétaire appelée Novae. Certains agents continuent d'utiliser Microsoft Office pour des tâches spécifiques, notamment celles qui nécessitent les fonctions avancées d'Excel.La satisfaction des agents à l'égard des logiciels libres est élevée
Selon des enquêtes internes, la plupart des agents de la DGFiP sont satisfaits de LibreOffice et de la plateforme collaborative Novae. Ce niveau de satisfaction reste élevé même en comparaison avec Microsoft Office, ce qui indique que le choix du logiciel importe moins que la formation et l'accompagnement.Les économies réalisées grâce aux logiciels libres sont importantes
Recourir à des logiciels libres plutôt qu'à Microsoft Office permet à l'État de réaliser des économies substantielles. La DINUM estime que le remplacement des licences Microsoft par des logiciels libres pourrait permettre d'économiser entre 30 et 65 millions d'euros par an.Les logiciels libres exigent des compétences et un accompagnement spécialisés
Si les logiciels libres sont rentables, ils nécessitent des compétences techniques spécialisées et un accompagnement continu, qui sont rares et très recherchés. Le ministère de la Culture a rencontré des difficultés avec les logiciels libres et a ensuite fait machine arrière pour revenir à Microsoft Office.L'État veut étendre l'usage des logiciels libres
L'État s'oriente vers une utilisation plus large des logiciels libres, la DINUM prévoyant de remplacer Windows par Linux sur ses postes de travail. La Cour des comptes recommande une migration vers des outils bureautiques libres en ligne à partir de 2027.