Des restes dentaires révèlent un écosystème ancien

Des restes dentaires d'un éléphant préhistorique, découverts dans le nord d'Israël aux côtés d'outils en pierre, offrent un aperçu d'un écosystème disparu du Pléistocène moyen. La découverte a été faite sur le site de Gesher Benot Ya'aqov, dans la vallée du Jourdain, où la dent était entourée de bifaces en basalte, des outils en pierre utilisés par les premiers humains.

Identification de l'espèce d'éléphant

Des chercheurs de l'Université de Haïfa ont identifié la dent comme appartenant à Palaeoloxodon antiquus, le plus grand mammifère terrestre du Pléistocène. L'analyse de la structure de la dent, notamment de sa fréquence lamellaire et de son indice hypsodonte, confirme qu'il s'agit d'une espèce distincte, séparée des mammouths.

Reconstitution de l'alimentation et de l'environnement

Les isotopes du carbone présents dans l'émail suggèrent que l'éléphant consommait une végétation de type C3, typique des milieux boisés et bien arrosés. La stabilité de ces isotopes au fil du temps implique que l'animal est resté dans un habitat similaire pendant plusieurs années, ce qui indique un écosystème stable.

Indices sur les déplacements et l'habitat

Les isotopes de l'oxygène présents dans la dent montrent une diminution significative de la surface vers la racine, ce qui laisse penser que l'éléphant a pu se déplacer le long du Jourdain. Des motifs de micro-usure supplémentaires sur la dent apportent d'autres détails sur ses habitudes alimentaires et sur l'environnement dans lequel il vivait.