Fat bikes et hoverboards dans les trains français

La SNCF, l'opérateur ferroviaire national français, a décidé d'autoriser les fat bikes et les hoverboards à bord de ses trains, mais les voyageurs devront verser une petite caution. Cette décision fait suite à un projet initial d'interdiction et traduit un changement de politique lié à la mobilité urbaine.

Mobilité urbaine et véhicules légers

Un éditorial met en avant la stratégie des Pays-Bas, qui encouragent les véhicules légers dans les villes afin de réduire le nombre de véhicules lourds, y compris électriques. Le texte oppose cette approche à la France, dont le territoire est beaucoup plus vaste mais moins densément peuplé, ce qui rend difficile la mise en œuvre de politiques similaires.

Défis urbains et manifestations

L'éditorial revient sur les manifestations du 17 octobre, marquées par des tensions politiques ainsi que par des pillages et des actes de vandalisme. Ces événements illustrent les difficultés à préserver la vitalité des centres-villes, face à la hausse des coûts d'assurance et au recul des commerces physiques, frappés par le commerce en ligne et la logistique pilotée par l'intelligence artificielle.

Faisabilité des politiques zéro émission

L'éditorial s'interroge sur la capacité réelle de la France à atteindre une politique de zéro émission et de zéro véhicule lourd, compte tenu de la taille du pays et de ses besoins logistiques. Il la compare à des villes comme Aveiro, Pontevedra et Venise, où des politiques favorables aux piétons ont porté leurs fruits.

L'avenir de la vie urbaine

L'éditorial imagine un avenir où les magasins physiques disparaissent, remplacés par des systèmes de livraison automatisés et des camionnettes électriques. Ce basculement pourrait conduire à un scénario de « vie zéro », dans lequel les villes deviendraient de simples dortoirs, privés de la vitalité des commerces, des parcs et des restaurants.

Mobilité urbaine et espaces vides

L'auteur soutient que la principale menace pour les villes favorables au vélo n'est ni la voiture ni les camionnettes de livraison, mais la désertification des espaces urbains, causée par les vitrines vides, le coût élevé des assurances et l'essor du commerce en ligne. Cette tendance pourrait réduire la mobilité urbaine et transformer les vélos en outils de loisir plutôt qu'en moyens de transport quotidiens.

Le recul du commerce physique

L'éditorial conclut que, sans espaces commerciaux physiques viables, le modèle actuel de mobilité urbaine pourrait s'effondrer, entraînant un mode de vie morcelé, avec moins d'interactions sociales et d'activité économique. La disparition des commerces physiques est perçue comme une perte considérable, qui représente la passion et les efforts de ceux qui les ont créés.