Un récent rapport de l’association QuotaClimat et de la Fondation Jean-Jaurès alerte sur la faible place accordée aux enjeux environnementaux dans les chaînes d’information en continu en France, et notamment sur CNews, propriété du groupe Bolloré. Selon ce document, l’environnement bénéficie d’un temps d’antenne très limité sur ces chaînes, et lorsqu’il est évoqué, les informations diffusées sont souvent entachées d’erreurs ou présentées sous un angle unique, en particulier sur la chaîne 14 de la TNT. Ce manque de pluralisme a conduit l’association à déposer une plainte formelle auprès de l’Arcom, le régulateur français de l’audiovisuel, estimant que ces médias ne respectent pas les exigences d’exactitude, d’honnêteté et de diversité des points de vue dans leur traitement de l’information. Les conclusions du rapport soulignent l’absence quasi systématique d’opinions divergentes sur les questions environnementales, un manque que l’association juge préjudiciable à une information complète et équilibrée. Théodore Tallent, politologue et co-auteur de l’étude, rappelle que l’Arcom a pour mission de veiller à ce que la diversité des opinions soit représentée dans les médias. Il souligne que, sans cette diversité, le public n’est pas suffisamment informé sur la complexité des enjeux écologiques. QuotaClimat suit depuis 2022 la couverture médiatique des questions environnementales et n’a cessé de pointer les lacunes des chaînes d’information en continu sur ce sujet. L’association considère que l’absence de traitement rigoureux et équilibré des sujets écologiques fausse la compréhension du public et entrave le débat démocratique. Pour y répondre, QuotaClimat s’est associée à la Fondation Jean-Jaurès afin de publier un rapport détaillé qui expose ces problèmes et appelle à une plus grande responsabilité des médias. Ce document se veut un appel à l’action pour les autorités de régulation et les organes de presse, afin d’améliorer la qualité et la diversité des contenus consacrés à l’environnement. En intégrant davantage de perspectives, les médias pourraient mieux éclairer l’opinion publique et nourrir des échanges plus riches sur les défis écologiques.