Entre 1990 et 2001, des ingénieurs ont travaillé à stabiliser la Tour penchée de Pise en retirant environ 70 tonnes de terre sous son côté nord, qui était le plus élevé. Cette technique d’under-excavation (sous-excavation) a permis de redresser la tour de 44 centimètres. Celle-ci penchait alors de 5,5 degrés, un angle dépassant le seuil de basculement calculé à 5,44 degrés. La méthode a préservé l’authenticité du monument en évitant l’utilisation de béton et de matériaux modernes permanents. Le sol meuble, à l’origine de l’inclinaison, a paradoxalement amorti les séismes pendant plus de huit siècles.
La fermeture au public avait été décidée en janvier 1990, après un peu plus de 31 millions de visiteurs en soixante ans. Cette décision avait été influencée par l’effondrement de la tour civique de Pavie un an plus tôt, qui avait causé des morts. L’inclinaison de la tour a été réduite à 3,97 degrés, soit le même angle qu’au début du XIXe siècle. La tour a rouvert au public le 15 décembre 2001, après onze ans de fermeture.
Le défaut structurel de la tour remonte à sa construction, commencée en 1173 sur un sol argileux trop mou pour supporter une telle masse sans s’affaisser de manière inégale. Les bâtisseurs médiévaux avaient tenté de compenser en ajoutant de la pierre d’un côté, ce qui explique la légère forme de banane décrite par l’ingénieur Roberto Cela. Celui-ci dirige l’Opera Primaziale Pisana, l’organisme responsable des monuments de la place. Les premières mesures consistaient à entourer la tour d’acier, maintenu par des câbles ancrés au sol, puis à placer des contrepoids en plomb du côté nord (soit un total de 870 tonnes). Cela a ralenti le mouvement sans pour autant l’inverser.
Le chantier, dirigé par l’ingénieur Michele Jamiolkowski, a mobilisé des spécialistes d’une quinzaine de pays. L’opération principale s’est déroulée entre 1998 et 2000, par petites étapes successives, sous une surveillance constante. Le monument déplacé pèse le double de la structure de la tour Eiffel, soit près de 7 300 tonnes. Au sommet, la tour a regagné 44 centimètres.
Renforcer les fondations avec du béton ou par poussée mécanique aurait imposé un choc à un bâtiment de huit siècles reposant sur de l’argile. L’équipe a choisi de travailler avec le sol plutôt que contre lui, sans laisser de matériau moderne permanent dans la structure. Le sol meuble, à l’origine du problème, a aussi amorti les séismes qui auraient pu faire s’écrouler une structure plus rigide.
Le chantier a coûté environ 28 millions d’euros selon les estimations. Depuis 2001, la tour continue de se redresser lentement sans intervention, d’environ 4,5 centimètres supplémentaires entre 2001 et la fin des années 2010, portant le gain total à environ 45 centimètres depuis 1990. Les experts la jugent stable pour au moins deux siècles, mais l’ingénieur met en garde : elle ne sera jamais parfaitement droite en raison de la courbure héritée de sa construction.
Efforts de stabilisation de la tour de Pise et contexte historique
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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