Les prix des veaux subissent une pression depuis deux semaines, avec un prix moyen pondéré des gros bovins publié par **FranceAgriMer** à 6,58 euros le kilogramme en semaine 40, en baisse de 1 centime par rapport à la semaine précédente. Ce prix reste globalement stable depuis mi-août, mais il est inférieur de 7,6 % à celui de la même période l'an dernier. Dans les catégories supérieures, le nombre de veaux disponibles à la vente reste limité, ce qui a contribué à soutenir les prix, certaines zones enregistrant même de légères hausses. Le prix de la vache de réforme, une catégorie spécifique de bovins, est inférieur de 2,4 % à son niveau de l'année dernière à la même époque. Le marché des vaches laitières est plus prudent, avec davantage de veaux mis en vente cet été que d'habitude. Les prix des vaches laitières ont reculé de quelques centimes sur cinq semaines, et le prix de la vache laitière O est inférieur de 17 % à son niveau de l'année dernière à la même période. À l'inverse, les prix des vaches à viande et des veaux à viande résistent mieux à la tendance baissière, les prix des vaches à viande restant stables. Pour les jeunes bovins à viande, le marché a été relativement régulier, et les prix se maintiennent depuis début août, après avoir cessé de baisser. Le prix du JB Meat R, une catégorie spécifique de bovins à viande, est inférieur de 12 % à son niveau de l'année dernière à la même époque. Le veau mâle charolais, âgé de 6 à 12 mois et pesant environ 300 kilogrammes, a vu sa valorisation passer sous la barre des 5 euros le kilogramme en juillet, une première depuis le début de l'année 2025. Bien que les prix aient légèrement remonté après juillet, ils repartent à la baisse depuis mi-septembre. Selon Sophie Villanova, directrice de la fédération des marchés bovins vivants (**FMBV**), le nombre de bovins maigres présentés sur les marchés a fortement augmenté en semaine 38, doublant par rapport à la semaine précédente. Ce chiffre est passé à 7 589 en semaine 40, en lien avec les conditions de sécheresse et les modifications des cycles de vêlage dues aux maladies vectorielles en 2024, comme l'a confirmé Emmanuel Bernard d’**Interbev**. La **FNB** estime que les valorisations des veaux restent soumises à des « pressions totalement injustifiées ». Les exportations de bovins vivants ont augmenté de 3 % sur un an vers l'Italie et de 16 % vers l'Espagne entre les semaines 36 et 40. **Interbev** souligne qu’il n’y a « pas de phénomène de dépeuplement massif » malgré les difficultés. Les éleveurs privilégient la conservation des vaches gestantes pour assurer la production de veaux et maintenir leurs troupeaux pour l’avenir.