Les marchés laitier et bovin subissent des pressions, la demande des restaurants baissant et les prix reculant, seuls les filets de bœuf résistant.
Les prix des vaches laitières sous forte pression
Les prix des vaches laitières subissent une pression importante : la vache O a perdu 9 centimes la semaine dernière, pour atteindre 5,30 €/kg, un niveau jamais observé depuis avril 2025. Il s'agit d'une baisse de 19 % par rapport à la même période de l'année dernière.Offre et réformes saisonnières pèsent sur les marchés du vif
Les marchés du vif enregistrent une hausse de l'offre, en raison du manque de fourrage, qui a accentué les réformes saisonnières. Les abattages de vaches laitières en août et en septembre ont dépassé ceux de l'année précédente, alors que les effectifs étaient plus faibles en 2025 grâce à de meilleures disponibilités en fourrage et à des prix du lait plus élevés.Les prix des gros bovins reculent également
Les prix des gros bovins reculent eux aussi : la vache R s'établit à 7,16 €/kg, soit 2 centimes de moins que la semaine précédente et 9 centimes de moins en quatre semaines. La cote de la vache R est passée sous son niveau de l'an dernier et se situe désormais 4 % en dessous de sa valeur de la même semaine en 2025.Les vaches de qualité supérieure résistent mieux
Les vaches de qualité supérieure, dites vaches U, sont plus rares sur le marché et leurs prix sont plus résistants. Ces animaux sont moins touchés par la tendance baissière actuelle des prix des gros bovins.Les prix des jeunes bovins restent stables
Les prix des jeunes bovins se maintiennent : la cote des mâles de races à viande autres que blondes et assimilées, âgés de 12 à 24 mois, R3, est stable à 6,27 €/kg depuis trois semaines. Elle se situe 13 % en dessous de son niveau de l'an dernier.La demande à l'exportation fait preuve d'une certaine vigueur
La demande à l'exportation pour le bœuf français montre une certaine vigueur, notamment en Italie et en Allemagne, où l'on observe souvent un rebond à cette période de l'année. Toutefois, les opérateurs estiment que l'offre actuelle est équilibrée avec la demande. Malgré cela, les exportations françaises de bœuf ont reculé de 13,3 % sur les huit premiers mois de l'année.