Toyota demande à l'UE de classer les véhicules VEEF comme à zéro émission, en prônant une décarbonation neutre sur le plan technologique et des objectifs d'émissions flexibles.
Toyota pousse à la reconnaissance des VEEF dans l'UE
Toyota demande à l'Union européenne de classer comme véhicules à zéro émission les véhicules qui fonctionnent uniquement avec des carburants renouvelables éligibles, appelés VEEF. Cette demande pourrait avoir des conséquences sur les prochaines réglementations européennes relatives aux émissions de dioxyde de carbone.Les discussions européennes sur l'avenir de l'automobile
Cette proposition s'inscrit dans des discussions plus vastes en Europe sur l'avenir de l'industrie automobile et s'aligne sur la directive sur les énergies renouvelables III, ou RED III. Cette directive vise à accroître l'utilisation des sources d'énergie renouvelables dans l'ensemble de l'UE.Plaidoyer pour la neutralité technologique
Toyota met en avant le principe de neutralité technologique, estimant que la réduction des émissions de carbone ne doit pas reposer sur une seule technologie, mais prendre en compte plusieurs solutions possibles. Cela inclut aussi bien les véhicules électriques à batterie que les véhicules fonctionnant aux carburants.Conformité aux VEEF et objectifs d'émissions
Seuls les véhicules qui répondent aux critères spécifiques des VEEF pourraient bénéficier de cette reconnaissance. Toyota suggère également une période de conformité de cinq ans pour les objectifs de réduction des émissions de CO₂, de 2028 à 2032, avec pour objectif une réduction de 90 % des émissions d'ici 2035. Cela comprendrait des mesures de flexibilité liées aux carburants renouvelables et à l'acier vert.Le rôle des véhicules électriques à batterie
Toyota estime que les véhicules électriques à batterie pourraient représenter environ 45 % des ventes de voitures neuves en 2030, contre plus de 55 % exigés par les règles actuelles de l'UE. Cette reconnaissance des VEEF n'est pour l'instant qu'une demande adressée aux législateurs et ne modifie ni les réglementations européennes existantes ni celles en projet.