L’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES), qui représente plus de 2 300 enseignants — près de 40 % de l’ensemble des professeurs de sciences économiques et sociales (SES) du secondaire — s’alarme pour l’avenir de la discipline à l’aube de la rentrée scolaire. Alors que l’association célèbre les 60 ans des SES, elle met en garde : l’année 2027, qui coïncidera avec l’élection présidentielle, pourrait marquer un tournant. L’APSES craint que certains groupes politiques ne s’attaquent au savoir critique et ne remettent en cause les programmes.
Fondée en 1971, peu après l’introduction des SES dans les lycées généraux en 1966, l’APSES s’est construite dans la continuité de rassemblements antérieurs, comme les stages Sèves de 1967, organisés par le géographe Michel Roncayolo et réunissant chercheurs et enseignants en sciences sociales. L’association s’est donnée pour mission de créer un espace de dialogue et de défendre les SES, dès leur création contestée. Ses principes fondateurs s’inspiraient de l’École des Annales, courant historique et d’études sociales prônant une approche large et pluridisciplinaire du monde. Pourtant, les pressions des milieux économiques ont progressivement recentré les programmes sur l’économie.
Au fil des années, l’APSES est restée fidèle à la vision initiale des SES, visant à offrir aux élèves une compréhension globale des sociétés contemporaines. Elle a aussi œuvré pour sensibiliser le public via des événements comme des cafés des sciences sociales ou des débats autour de films. Bien qu’elle ne soit pas un syndicat d’enseignants à proprement parler, l’association se consacre à l’amélioration des conditions, du contenu et des méthodes d’enseignement de la discipline. Elle propose aux professeurs un lieu d’échange, de conseil et de préparation pédagogique, en présentiel comme en ligne.
L’APSES n’a pas hésité à prendre position sur les enjeux touchant aux SES. Elle a organisé des manifestations, des rassemblements devant le ministère de l’Éducation nationale, et même lâché des ballons devant la Bourse de Paris pour attirer l’attention sur ses revendications. Ces actions interviennent lorsque le dialogue traditionnel avec les autorités échoue. L’association rencontre régulièrement les responsables chargés des programmes de SES et collabore avec des experts académiques pour analyser de manière critique le contenu des enseignements.
Depuis 2010, le gouvernement français s’est davantage aligné sur les lobbies économiques et les économistes libéraux, ce qui a conduit aux derniers programmes de SES, marqués par un éclatement des disciplines et une approche technosolutionniste des problèmes environnementaux. L’APSES juge ces évolutions insuffisantes et travaille à proposer des alternatives fondées sur l’expertise collective de ses membres et des universitaires.
Malgré un désenchantement croissant des jeunes enseignants envers les syndicats disciplinaires, l’APSES continue de défendre l’importance de l’action collective dans la construction des savoirs. Toujours dynamique, elle compte environ 40 % des professeurs de SES parmi ses rangs, dont une part importante de jeunes, porteurs d’un nouvel élan. Alors que le système éducatif connaît de profondes mutations, l’association célèbre les 60 ans des SES en offrant une vision plus large que les années précédentes, marquées par les réformes récentes. Elle se prépare toutefois à 2027, année charnière avec l’élection présidentielle, où certains enseignants de SES ont déjà été la cible de critiques venues de l’extrême droite.
L'APSES met en garde contre les menaces politiques pesant sur l'enseignement des sciences sociales d'ici 2027
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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