Le bénévolat associé à un déclin cognitif plus lent

Une étude publiée en septembre 2026 dans Alzheimer's & Dementia suggère que le bénévolat pourrait ralentir le déclin cognitif chez les personnes porteuses d'une variante génétique liée à la maladie d'Alzheimer.

Un facteur de risque génétique identifié

Cette recherche, dirigée par Sae Hwang Han de l'Université du Texas à Austin et Jessica Faul de l'Université du Michigan, a analysé les données de 17 972 adultes sur une période de 22 ans. Près d'un quart des participants étaient porteurs d'une copie de la variante APOE ε4, et 2,3 % en portaient deux copies.

Le gène APOE ε4 et la maladie d'Alzheimer

Ce gène constitue le principal facteur de risque héréditaire de la maladie d'Alzheimer d'apparition tardive. Il est associé à une détérioration plus rapide de la mémoire et du raisonnement, en particulier après l'âge de 70 ans. Aucun médicament n'a permis jusqu'à présent de ralentir ce déclin.

Des données issues d'une enquête de longue durée

L'étude s'appuie sur les données de la Health and Retirement Study, une vaste enquête américaine qui réinterroge les mêmes adultes tous les deux ans depuis 1998. En observant les participants avant et après qu'ils ont commencé à faire du bénévolat, les chercheurs ont comparé chaque participant à lui-même, ce qui permet d'exclure les effets liés au mode de vie.

Un lien avec des bénéfices cognitifs

Les résultats indiquent que le bénévolat formel, par exemple au sein d'organisations caritatives, religieuses ou éducatives, pendant moins de quatre heures par semaine, pourrait retarder l'apparition de troubles cognitifs d'près de deux ans.