Bodhana Sivanandan, une élève de 11 ans originaire de Harrow, dans la banlieue nord-ouest de Londres, ne possède pas de téléphone portable, selon son père, qui a expliqué au Guardian qu’il la juge trop jeune pour en avoir un. Plus surprenant encore, elle a déjà remporté trois smartphones en guise de prix lors de tournois d’échecs. Elle a confié au Guardian qu’elle aimerait bien en avoir un un jour, mais qu’elle se débrouille très bien sans pour l’instant. Bodhana s’est illustrée lors de la 46e Olympiade d’échecs, qui s’est tenue à Samarcande, en Ouzbékistan, où elle a été la meilleure joueuse de l’équipe anglaise dans la catégorie féminine. En 11 parties, elle n’a subi qu’une seule défaite, a fait match nul à quatre reprises et remporté six victoires. Sa performance remarquable lui a permis d’obtenir le titre prestigieux de maître international féminin d’échecs (GMF). Le lendemain de la clôture de la compétition, le 27 septembre, Bodhana est retournée en classe. Elle a expliqué au Guardian que concilier tournois et études ne lui pose aucun problème : « Maintenant que je suis au collège, il se peut que j’aie plus de devoirs, mais je devrais m’en sortir. » The Times a retracé sa carrière fulgurante, mentionnant le nom de son père, Sivanandan Velayutha. Bodhana joue aux échecs depuis l’âge de cinq ans, et sa réussite n’a cessé de progresser au fil des années. Elle a participé à de nombreux tournois nationaux et internationaux, affrontant souvent des adversaires plus âgés qu’elle. Ses performances en ont fait une figure remarquée dans le milieu des échecs, notamment en raison de son jeune âge et de son niveau exceptionnel. Malgré ses accomplissements, Bodhana reste concentrée sur sa scolarité et son développement personnel. Elle a exprimé son intention de poursuivre sa carrière échiquéenne tout en continuant ses études. Son père l’a soutenue dans l’équilibre entre ces deux aspects de sa vie, insistant sur l’importance de la discipline et de la gestion du temps. Alors qu’elle continue de progresser en tant que joueuse et qu’élève, l’histoire de Bodhana sert d’inspiration à de jeunes athlètes et étudiants.