L’enseignement à distance a été promu par le ministère de l’Éducation nationale comme un moyen de poursuivre la scolarité au lycée malgré les blocages et fermetures d’établissements en cours. Pourtant, élèves et enseignants dénoncent une utilisation inefficace du dispositif. À Rennes, les lycéens du lycée Descartes affirment n’avoir reçu aucun cours réel depuis le début des blocages. Ils sont simplement invités à réviser leurs leçons par eux-mêmes, avec un accompagnement minimal des professeurs. « Depuis jeudi, on n’a rien eu. Rien. Pas un seul cours. Juste quelques messages des profs nous disant de réviser un peu », témoigne un élève, un ressenti partagé par de nombreux lycéens de la région.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, assure que les cours à distance sont possibles, mais dans les faits, très peu sont dispensés. Parmi les élèves interrogés à Rennes, presque aucun n’a participé à un seul cours en visioconférence. Raphael, un lycéen, explique que de nombreux enseignants ne donnent pas de cours car ils soutiennent le mouvement des élèves. Les parents confirment cette faible activité. « Mon fils a eu un appel vidéo hier. Le prof a juste fait l’appel, puis tout le monde a raccroché, c’était fini », raconte Floriane, une mère d’élève.
Malgré l’absence d’enseignement à distance, certains professeurs tentent tout de même d’organiser des séances. Mais celles-ci sont souvent perturbées par des personnes extérieures à la classe ou à l’établissement qui ont récupéré les liens d’accès. Les élèves parlent d’un « e-blocus », où des inconnus s’invitent dans les visioconférences via des applications de messagerie comme Signal, un service comparable à WhatsApp. Pour beaucoup d’enseignants, le refus de donner des cours à distance relève d’un choix délibéré. « Je refuse de leur donner du travail. Le lycée est fermé, et ce n’est pas nous qui l’avons décidé. Pour moi, l’enseignement à distance, c’est juste pour casser le mouvement », déclare un professeur de physique-chimie au lycée Descartes. D’autres enseignants partagent ce point de vue, évoquant leurs expériences passées pendant la pandémie et leur conviction que l’enseignement à distance est inefficace.
Des professeurs comme Matthieu Mahéo, enseignant de français à Bruz, estiment que la promesse de l’enseignement à distance relève davantage d’une opération de communication que d’une véritable solution. « C’est un mépris total pour notre métier », dénonce-t-il, précisant que les enseignants n’ont été prévenus que tardivement de la fermeture des établissements. Lui et ses collègues attendent la réouverture des lycées et que la voix des élèves soit enfin entendue. Dans tout le pays, les lycées subissent blocages, dégradations ou fermetures, et même les chefs d’établissement reconnaissent la difficulté de la situation. Si certains syndicats estiment que les enseignants pourraient finir par s’adapter si le mouvement se prolonge, beaucoup d’élèves restent concentrés sur les manifestations en cours plutôt que sur les cours virtuels.
Des lycéens français signalent un apprentissage à distance minimal en raison des blocages
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷20 Minutes
- 🇫🇷BFMTV



