Les lycéens d’Arles, ville du sud de la France, ne se sont pas rendus en cours en présentiel lors d’une matinée récente. Les proviseurs de trois établissements locaux — Pasquet, Privat et Montmajour — ont fermé les campus en raison des tensions persistantes issues des manifestations de la semaine précédente. Ces rassemblements avaient donné lieu à des dégradations de biens et à des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre. Depuis hier, des cours à distance sont proposés aux élèves disposant d’ordinateurs ou de tablettes, bien que tous n’aient pas accès à ces outils. Malgré cette pause des cours en présentiel, censée apaiser les tensions, des centaines d’élèves ont tout de même choisi de participer à une manifestation prévue.
À 10 heures, une marche pacifique s’est tenue à un kiosque à musique de la ville, organisée par le syndicat CGT, une grande centrale syndicale française. Ce dernier avait été sollicité par les lycéens pour aider à coordonner cette nouvelle journée de mobilisation, axée sur l’expression de revendications sans chercher à prendre le contrôle du mouvement. Une élève a résumé l’état d’esprit des manifestants : « Ce n’est pas normal de tirer sur la police, mais ce n’est pas normal non plus d’être gazé, d’être plaqué au sol alors qu’on n’a rien fait. On veut juste défendre nos droits, être entendus. » Les banderoles portées par les manifestants reflétaient leurs préoccupations : « Jeunesse unie, État terrorisé » et « On veut des respirateurs, pas du gaz lacrymo » ; « 40 heures de cours par semaine, je suis lycéen, pas un employé ».
Les élèves réclament de meilleures conditions d’études, notamment des journées scolaires plus courtes, ne commençant pas à 8 heures et se terminant à 18 heures, ce qui laisse souvent de longues plages sans cours. Une élève a expliqué ne même pas avoir le temps de manger à midi, qualifiant l’emploi du temps actuel d’anormal. Un enseignant du syndicat FSU, qui soutient le mouvement, a souligné que de nombreuses classes comptent entre 30 et 35 élèves, dont beaucoup rencontrent des difficultés, et qu’il est compliqué de les accompagner faute de moyens. Parents, enseignants, syndicalistes, militants politiques du mouvement La France Insoumise, ainsi que des étudiants d’une école de photographie se sont joints à la manifestation, qui s’est déroulée sans incident jusqu’à la sous-préfecture.
Lors d’une réunion organisée à la sous-préfecture, les lycéens ont exposé leurs revendications aux responsables locaux, parmi lesquels figuraient Cécile-Marie Lenglet, la sous-préfète d’Arles, et Magali Raffin, enseignante et représentante de la CGT. Cyril Juglaret, conseiller municipal et régional, a également participé à l’échange, où ont été évoqués les bâtiments scolaires vétustes, la chaleur dans les salles de classe et l’insuffisance des installations sanitaires. Le compte-rendu de la réunion a été partagé lors d’un forum social, dans une salle mise à disposition par la CGT. Jara, élève du lycée Montmajour, a déclaré : « On nous a souvent coupé la parole. On nous dit qu’il existe d’autres solutions que de descendre dans la rue, qu’il faut investir dans les conseils de vie collégienne et lycéenne. Mais à quel moment ? Rien n’est prévu. Ils ne nous ont pas répondu sur le manque d’enseignants, le manque de moyens. » Les élèves maintiennent leur détermination à poursuivre les protestations, et les cours en présentiel ne devraient pas reprendre prochainement dans les trois lycées arlésiens.
Les lycéens d'Arles poursuivent les protestations contre les conditions éducatives
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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