Les produits hyperprotéinés envahissent les rayons des supermarchés, mais leur prix et leur valeur nutritionnelle soulèvent des questions. Valent-ils vraiment leur coût ?
Produits hyperprotéinés dans les supermarchés
Les produits hyperprotéinés, des aliments riches en protéines, sont devenus courants dans les supermarchés. On les trouve dans les rayons de produits frais, d'épicerie et de petit-déjeuner, souvent présentés comme des alternatives pratiques aux repas traditionnels riches en protéines, tels que les œufs, le steak ou le poulet.Utilisation des produits hyperprotéinés par les consommateurs
Victor Cauchois, 27 ans, qui pratique la musculation trois fois par semaine, consomme chaque jour des produits hyperprotéinés. Il préfère les yaourts protéinés au chocolat, car ils sont pratiques et apportent de la variété à son alimentation.Prix et préoccupations nutritionnelles
Elsa Abdoun, journaliste pour le magazine UFC-Que Choisir, souligne que certains produits hyperprotéinés sont vendus jusqu'à 200 % ou 300 % plus cher que des aliments similaires, comme les fromages allégés. Elle estime que ce surcoût peut s'expliquer par la réputation de la marque plutôt que par des différences significatives de valeur nutritionnelle.Marketing et composition des produits
Mme Abdoun note également que certaines marques utilisent le terme « hyperprotéiné » comme argument marketing sans modifier réellement la composition de leurs produits. Par exemple, certains fromages, comme l'emmental, sont naturellement riches en protéines, mais sont parfois présentés comme hyperprotéinés pour attirer les acheteurs.Conseils nutritionnels d'une diététicienne
Virginie Dubois, diététicienne-nutritionniste, met en garde contre le fait que certains produits hyperprotéinés ne sont pas aussi sains qu'ils en ont l'air. Certaines barres de céréales, par exemple, contiennent davantage de graisses et de sucres que de protéines, ce qui les rapproche davantage de snacks que d'aliments nutritifs.Qui pourrait bénéficier des produits hyperprotéinés
Mme Dubois reconnaît que, pour la plupart des personnes, une alimentation équilibrée apportant suffisamment de protéines, issues de sources comme la viande, le poisson, les œufs et les légumineuses, est suffisante. Elle précise toutefois que certains groupes, comme les personnes âgées qui ont du mal à manger de la viande ou du poisson, ainsi que les sportifs, tels que les haltérophiles, peuvent tirer profit d'un apport complémentaire en protéines.