Patrick Cohen, éditorialiste, a exprimé des inquiétudes quant à la compréhension générale de l’économie par le grand public français dans une chronique diffusée dans C à vous, en s’appuyant sur une étude de l’Institut de l’entreprise, un lobby patronal. L’étude suggérait que de nombreux citoyens français manquent de connaissances suffisantes sur les questions budgétaires. Cohen a souligné que beaucoup identifient à tort la première « dépense de l’État » comme étant la Défense ou la Santé, alors qu’il affirmait qu’il s’agissait en réalité des retraites. Il a cependant été corrigé : les retraites relèvent des dépenses de la Sécurité sociale, et non de l’État, révélant une confusion fréquente entre dépenses publiques et dépenses de l’État. Cohen a également abordé le débat autour de la dette, notamment la proposition de Jean-Luc Mélenchon de faire annuler la dette détenue par la Banque centrale européenne (BCE). Cette idée a suscité de vifs échanges, car elle implique de comprendre la nature de la dette, la marge de manœuvre pour en limiter l’impact sur les finances publiques, et les stratégies politiques possibles, d’autant que la dette est détenue par une banque centrale commune. La proposition a provoqué des réactions contrastées, certains économistes et journalistes la qualifiant d’« escroquerie intellectuelle » et de « ruineuse ». Le débat sur la dette est devenu un thème central des discussions sur la politique économique. Ses détracteurs estiment que l’accent mis sur la réduction de la dette sert souvent de prétexte aux mesures d’austérité. Certains pointent du doigt la baisse des recettes fiscales sur les vingt dernières années, les aides accordées aux entreprises sans contreparties, les niches fiscales et l’absence de taxation des plus fortunés. Dans C ce soir, Rémi Godeau, rédacteur en chef de L’Opinion, a évoqué la baisse des dépenses publiques d’investissement tout en notant l’augmentation des dépenses de santé et de retraites. Il a insisté sur la nécessité d’équilibrer ces postes, suggérant que l’état actuel des services publics et de la protection sociale résulte d’un long désengagement fiscal vis-à-vis des plus riches et des grandes entreprises. Les discussions sur l’annulation de la dette détenue par la BCE ont également été abordées dans C politique. Certains participants ont mis en lumière la complexité d’une telle mesure, rappelant qu’il ne s’agit pas simplement d’effacer une dette, mais que cela peut influencer les politiques d’austérité dictées par les marchés ou offrir une plus grande liberté financière. La mise en œuvre d’une telle politique soulève des questions techniques et juridiques qui nécessitent une réflexion approfondie, comme l’ont souligné l’AFP et Alternatives économiques.