Les châtaignes des Cévennes, jadis vitales, font face aux défis climatiques tandis que les fêtes célèbrent leur héritage dans un avenir incertain.
Un festival de la châtaigne dans les Cévennes célèbre un symbole de résilience
Chaque automne, la région des Cévennes, dans le sud de la France, accueille des fêtes consacrées à la châtaigne, un fruit qui a jadis sauvé les communautés locales de la famine. Ces événements, organisés dans les départements du Gard et de la Lozère, célèbrent la châtaigne en tant qu'indication géographique protégée, mettant en lumière son importance culturelle et agricole.Les producteurs de châtaignes témoignent de résultats contrastés pour la récolte 2026
Les producteurs de châtaignes présents à la fête de Lasalle ont décrit une récolte 2026 difficile, marquée par une forte baisse de la production dans de nombreux cas. Si certaines zones ont bénéficié des pluies de la fin de l'été, l'impact global des conditions météorologiques extrêmes, notamment les vagues de chaleur et la sécheresse, était visible dans toute la région.Le changement climatique affecte les châtaigniers des Cévennes
Les producteurs ont souligné que le changement climatique menace de plus en plus les châtaigniers des Cévennes. La chaleur et la sécheresse de 2026 ont mis les arbres à rude épreuve, entraînant des rendements plus faibles et des fruits moins vigoureux. Certains producteurs se sont dit inquiets pour la santé à long terme des vergers et pour l'avenir de certaines variétés de châtaignes.S'adapter aux défis climatiques avec de nouvelles variétés
Face aux défis posés par le changement climatique, certains producteurs expérimentent de nouvelles variétés de châtaignes. Adrien Vézinet, producteur de la ferme Brin de Castagne, passe de la variété Dauphine, vulnérable, à la variété Pellegrine, plus résistante, dans l'espoir d'améliorer les récoltes à venir grâce à une meilleure adaptation à l'évolution des conditions météorologiques.Les producteurs de châtaignes font face à l'incertitude et aux pertes
Les producteurs de Saint-Étienne-Vallée-Française et de Collet-de-Dèze ont fait état de pertes importantes en 2026, certains estimant une baisse de production de 50 %. Le manque de pluies au bon moment et les fortes chaleurs ont donné des châtaignes plus petites et moins viables, obligeant certains producteurs à envisager d'autres usages de leur récolte, comme la transformation du fruit en farine.