Les élus locaux des stations de montagne en France expriment de vives inquiétudes face aux propositions budgétaires pour 2027 détaillées dans le projet de loi de finances (PLF), présenté à l'Assemblée nationale et qui sera débattu à partir du 13 octobre 2026. L'Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), qui représente quelque 100 stations de sports d'hiver, qualifie ce plan budgétaire de « pression budgétaire insupportable » pour des territoires très dépendants du tourisme. Le PLF vise à ramener le déficit public à 5 % du PIB national en 2027, ce qui implique des efforts de contribution de la part des particuliers, des entreprises, de l'État et des collectivités locales. Ces dernières devraient contribuer à hauteur d'environ 10 % de l'effort global.
L'un des éléments les plus controversés de la proposition est la « Contribution progressive à l'effort de budget (CPEB) », qui devrait rapporter 2,5 milliards d'euros. Cette mesure ne s'applique pas aux « petites communes » ni aux « collectivités fragiles financièrement ». Pourtant, la plupart des communes abritant des stations de montagne seront concernées, car elles ne sont ni « petites » ni « financièrement fragiles ». Selon l'ANMSM, ces communes devraient s'acquitter de 21 millions d'euros, soit 1,56 % de la contribution nationale, alors qu'elles ne représentent que 0,22 % de la population.
L'État prévoit d'appliquer un taux de contribution variable en fonction des ressources de chaque commune. Les communes dont les ressources sont significativement supérieures à la moyenne, y compris les stations de ski, seront soumises à un taux de 3 %. Jean-Luc Boch, président de l'ANMSM, dénonce une contribution « injuste et aveugle », s'interrogeant sur la raison pour laquelle les stations de montagne devraient payer sept fois plus que la moyenne nationale. Il souligne que ces stations contribuent à la richesse du pays, à l'emploi et à l'attractivité globale, tout en étant ciblées par les mesures proposées.
En contrepartie de ces contributions, l'État a promis une hausse de 150 millions d'euros de la dotation globale de fonctionnement (DGF), une aide à l'emploi versée chaque année aux collectivités les plus défavorisées. Cependant, l'ANMSM juge cette augmentation insuffisante, représentant seulement 6 % des 2,5 milliards d'euros collectés par la CPEB. L'association appelle les parlementaires à mettre fin à ce qu'elle qualifie de « hold-up des collectivités territoriales », tout en reconnaissant que ses communes membres constituent « l'une des principales sources de recettes » pour l'État.
Les stations de montagne françaises critiquent les propositions budgétaires pour 2027
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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