Le 4 septembre, un train en provenance de Clermont-Ferrand à destination de Paris a connu d'importants problèmes. Le convoi est parti avec seulement six voitures au lieu des douze habituelles, laissant environ 200 passagers sans place attitrée. Beaucoup ont dû rester debout dans les couloirs ou s'asseoir à même le sol. Parmi les personnes concernées figurait Christine Pirès-Beaune, députée de la 2ᵉ circonscription du Puy-de-Dôme et première questrice de l'Assemblée nationale. Dans une lettre adressée à Jean-Aimé Mougenot, le nouveau directeur général de SNCF Voyageurs, elle a dénoncé ces conditions, soulignant que les passagers ont été contraints de s'asseoir par terre, de se tenir dans les couloirs et de se serrer les uns contre les autres, qualifiant cette situation d'inacceptable pour un service ferroviaire public. Elle s'est interrogée sur la façon dont la SNCF pouvait vendre des billets avec places attribuées tout en permettant qu'une partie importante des voitures prévues manque au départ. Elle a insisté sur le fait que la situation ne relevait pas d'un simple retard, mais concernait la sécurité, la dignité et le respect des voyageurs. Pirès-Beaune a également pointé l'absence d'assistance de base, comme l'absence d'eau distribuée et la climatisation défaillante. Elle a critiqué l'offre de compensation, un bon de réduction de 15 % sur le billet, qu'elle a qualifiée de « totalement inappropriée », et a exhorté l'opérateur à revoir sa décision.
Interrogée par BFM Business, la SNCF Voyageurs a présenté ses excuses sincères pour les désagréments subis par les passagers. L'entreprise a expliqué que les difficultés sont parties du train Clermont-Paris 5970, où trois voitures étaient défectueuses, dont une présentant un risque potentiel pour la sécurité. Ces voitures ont dû être retirées de la composition du train. Cependant, en raison du temps nécessaire pour reconfigurer entièrement le train, celui-ci aurait dû être annulé ou transformé en unité à six voitures. Cette solution n'était pas réalisable, car le train transportait 116 cyclistes et vélos de l'Échappée Michelin, pour lesquels deux voitures étaient réservées. Au lieu de cela, la SNCF a effectué la manœuvre la plus rapide : retirer entièrement le bloc de six voitures où se trouvaient les voitures défectueuses et le remplacer par un bloc de même capacité, déjà préparé pour le train suivant. Ce changement a transformé le train suivant (5978) en unité à six voitures. Les trois heures séparant le départ du 5970 de celui du 5978 n'ont pas permis de reconfigurer un nouveau bloc de six ou sept voitures. C'est pourquoi le 5978 est parti avec six voitures au lieu des douze vendues.
La SNCF a assuré que les clients dont les places ne pouvaient être garanties avaient été contactés le matin même et que la majorité avaient pu être réaffectés sans frais sur les trains suivants. Cependant, environ 180 clients n'ont pas pu être réaffectés. L'entreprise a précisé que les contrôleurs ont tout mis en œuvre pour les réaffecter, ce qui explique les difficultés signalées. La SNCF a évoqué des « tensions » sur le matériel roulant et a reconnu que cette situation révèle les difficultés auxquelles elle fait face depuis plusieurs mois, liées aux tensions sur la disponibilité des voitures Corail. Elle a admis que la situation résulte de la combinaison de contraintes industrielles, de capacité, techniques et d'approvisionnement. Elle a assuré qu'un « plan d'action mis en place va continuer à produire ses effets dans les semaines à venir ».
Les problèmes sur cette ligne sont décrits comme récurrents et historiques, touchant aussi bien l'infrastructure que le matériel roulant, souvent vieillissant et sujet aux pannes. Le retrait de voitures d'un train (pour des problèmes techniques le plus souvent) n'est pas rare. Pourtant, cette ligne est importante en termes de trafic, avec 2 millions de passagers par an. Bonne nouvelle, en revanche : les nouveaux trains Oxygène, fabriqués par l'espagnol CAF, seront bien sur les rails à l'été 2027, comme l'a confirmé à nouveau Jean Castex, le patron de la SNCF ce jeudi, même si cela intervient avec trois ans de retard. Ces trains pourront transporter 420 passagers, contre 396 auparavant, à une vitesse maximale de 200 km/h, avec un confort et une fiabilité bien supérieurs. Parallèlement, d'importants travaux de régénération du réseau ont commencé en 2025. « On ne va pas réécrire l'histoire : la patience a été longue, parfois épuisante. Mais on peut désormais regarder l'horizon avec une vraie perspective. La fin du tunnel n'est plus une promesse, c'est un calendrier », estime Frédéric Aguilera, maire de Vichy, l'une des villes desservies par la ligne.
Perturbation du trafic ferroviaire sur la ligne Clermont-Ferrand-Paris : réactions des voyageurs et réponse de la SNCF
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



