Collecte de lait maintenue malgré les difficultés estivales

Malgré les fortes chaleurs et la sécheresse, la collecte de lait est restée stable cet été, selon les Tendances d'octobre d'Idele. Toutefois, des facteurs comme la faiblesse des stocks de fourrage et la hausse des coûts créent de l'incertitude pour la fin de l'année.

La production estivale est restée stable

Bien que les vêlages retardés de 2025 devaient stimuler la production laitière, l'été 2026 n'a enregistré qu'une hausse de 0,4 % par rapport à l'année précédente. Cela s'explique par la chaleur et la sécheresse, qui ont nui à la qualité des pâturages et aux rendements en fourrage.

Le manque de fourrage menace l'hiver

Idele indique que les stocks de fourrage sont critiquement bas, les rendements en maïs ayant chuté de 10 à 70 % dans certaines zones. De nombreux éleveurs ont déjà puisé dans leurs réserves hivernales, et la situation varie fortement selon les régions et les exploitations.

Les éleveurs font face à la hausse des coûts et à la faiblesse des prix

Les prix du lait restent inférieurs à ceux de 2025, tandis que les coûts de l'alimentation et de l'énergie ont fortement augmenté. Certains éleveurs ont dû acheter du fourrage à prix élevé, et le coût des aliments concentrés a encore alourdi les dépenses de production.

Les réformes laitières progressent lentement

Les réformes de vaches laitières n'ont enregistré pour l'instant que de légers progrès. Toutefois, le manque de fourrage, la hausse des prix de l'alimentation et la faiblesse des prix du lait pourraient inciter davantage d'éleveurs à réformer leurs troupeaux, selon Idele.

La collecte de lait pourrait baisser au dernier trimestre

Après une hausse de 2 % au cours des neuf premiers mois de l'année, la collecte de lait pourrait reculer au dernier trimestre en raison du manque de fourrage. L'automatisation de l'élevage laitier pourrait toutefois aider à maintenir les niveaux de production.

Légère reprise des prix du lait

Bien que les prix du lait soient en baisse depuis octobre 2025, une légère hausse a été observée en septembre et en octobre. Cela pourrait s'expliquer par des prix plus élevés de la poudre de lait écrémé et par la hausse des coûts de production.

La hausse des coûts pèse sur les marges des exploitations

Les coûts de production ont continué d'augmenter cet été, les prix de l'énergie ayant grimpé de 42,2 % et les achats d'aliments de 5,3 %. La marge MILC, qui mesure la rentabilité, a baissé pour le dixième mois consécutif, pour atteindre 149 €/1 000 l en août.

D'autres coûts ne sont pas entièrement pris en compte

La marge MILC n'intègre pas la hausse des coûts salariaux, des travaux confiés à des tiers ni des frais financiers par rapport à 2025. Par ailleurs, le coût croissant des investissements, notamment dans les systèmes robotisés, n'est pas reflété dans cet indicateur.