Laëtitia Visse dirige La Femme du boucher, un restaurant de Marseille installé dans une ancienne boucherie, qui sert de la viande et des recettes oubliées avec passion et maîtrise technique.
Un restaurant dans une boucherie
Laëtitia Visse dirige La Femme du boucher, un restaurant installé dans une ancienne boucherie du centre de Marseille, qu'elle a ouvert en 2020. Le lieu reflète son attachement à la viande et aux recettes traditionnelles, souvent délaissées par la cuisine contemporaine.Une carte d'abats et de viandes
Son restaurant est spécialisé dans les abats faits maison, les tripes et les plats de viande, avec une carte qui met en valeur les morceaux moins courants. Elle prévoit de préparer des tournedos Rossini, un plat classique à base de filet de bœuf, en utilisant les parures pour le jus et la graisse pour les frites.Une utilisation durable du bœuf
Visse dispose de 55 kilos de bœuf déhanché dans sa chambre froide, qu'elle découpera pour servir du bœuf charolais de qualité, issu d'un élevage soigné. Elle veut tout utiliser, sans gaspillage ni prix excessifs, afin de concilier durabilité et accessibilité.Approche culinaire et ambiance
Bien qu'elle ne soit ni boucher ni charcutière de formation, Visse a créé un lieu où familles et grands groupes aiment se retrouver. Le restaurant mêle l'ambiance d'une steakhouse à celle d'une adresse gastronomique décontractée, en mettant l'accent sur l'accessibilité et sur la maîtrise technique de sa cuisine.Origines familiales et influences
Les parents de Visse sont chanteurs d'opéra, spécialisés dans la musique baroque, et soutiennent sa carrière culinaire. Pour eux, diriger un restaurant est un prolongement naturel du concert, où la passion et la scène occupent une place centrale.Formation culinaire et répertoire
Diplômée en cuisine et en pâtisserie de l'école Ferrandi Paris, elle a développé un vif intérêt pour les pâtés, au point de se définir comme une « pâté geek ». Sa carte comprend des plats comme le Beef Wellington, le cochon de lait farci et le boudin noir, qu'elle a par la suite documentés dans son livre Le Festin des bons vivants.Petites touches personnelles en cuisine
La cuisine ouverte de La Femme du boucher fait face à la salle, que Visse considère comme sa scène. Elle compare son rôle à celui d'une musicienne, les recettes remplaçant les partitions, et elle goûte l'excitation du service, à l'image de l'attente avant un spectacle.Un symbole d'amitié
Un encensoir orthodoxe, cadeau de son amie Mikaela Liaroutsos, cheffe d'Etsi à Paris, trône dans sa cuisine. Acheté à Athènes, cet objet lui porte bonheur. Bien qu'il n'ait servi qu'une seule fois, leur amitié reste intacte.