L’Agence spatiale européenne (ESA) a lancé la mission Smile, un projet de trois ans visant à étudier les tempêtes géomagnétiques et leurs effets sur la Terre. Ces tempêtes, causées par l’activité solaire, peuvent perturber le fonctionnement des satellites, des réseaux électriques et des systèmes de communication. La mission cherche à mieux comprendre ces phénomènes afin d’anticiper les risques et de protéger les technologies spatiales. Un volet important de Smile porte sur les inversions géomagnétiques, des événements au cours desquels les pôles magnétiques de la Terre permutent. Pendant ces inversions, le champ magnétique s’affaiblit et devient plus complexe, formant plusieurs pôles au lieu des pôles nord et sud familiers.
Des chercheurs du Centre Helmholtz pour les sciences de la Terre (GFZ) à Potsdam ont utilisé des données paléomagnétiques – des informations sur le champ magnétique terrestre issues de roches anciennes – pour modéliser le champ magnétique de la Terre lors de l’inversion de Matuyama-Brunhes. Cet événement s’est produit il y a environ 780 000 ans et a marqué la dernière fois où les pôles magnétiques terrestres se sont inversés. Grâce à ce modèle, les scientifiques ont créé une vidéo illustrant de manière visuelle comment l’intensité du champ magnétique a évolué à la surface de la Terre durant cette inversion. La vidéo offre une représentation dynamique de l’évolution du champ au fil du temps, apportant de nouvelles perspectives sur le comportement magnétique passé.
Pour compléter cette représentation visuelle, une pièce musicale à six voix a été composée, interprétée par trois violons et trois violoncelles. La musique a été conçue pour refléter la complexité et l’évolution du champ magnétique pendant l’inversion. La vidéo a été produite par l’ESA avec la contribution de plusieurs chercheurs et artistes. Sanja Panovska et Ahmed Nasser Mahgoub, du GFZ, ont apporté leur expertise scientifique, tandis que Maximilian Arthus Schanner, également du GFZ, s’est occupé de l’animation. Klaus Nielsen, de DTU, et Maple Pools, ainsi que Max Schanner, ont contribué à la conception sonore. Guram Kervalishvili, du GFZ, a assuré la production exécutive.
Le projet a également tenu à remercier tout particulièrement Martin Rother, du GFZ, pour son soutien. Cette collaboration entre science et arts met en lumière le caractère interdisciplinaire de la recherche spatiale moderne, utilisant des méthodes créatives pour expliquer des processus naturels complexes. La mission Smile et sa vidéo accompagnatrice ne se contentent pas d’approfondir les connaissances scientifiques : elles captivent également le public en racontant l’histoire fascinante du champ magnétique terrestre.
L'ESA lance la mission Smile pour étudier les tempêtes et les inversions magnétiques terrestres
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
esageomagnetic-reversalspace-missionearth-magnetic-fieldscientific-research



