L'Afrique étend ses réseaux ferroviaires pour stimuler le commerce, mais des défis techniques et logistiques persistent pour relier les systèmes régionaux.
L'Afrique renforce ses investissements ferroviaires
L'Afrique a augmenté ces dernières années ses investissements dans les infrastructures ferroviaires afin d'améliorer le commerce, l'accès aux ports et les liaisons entre les zones de production et les marchés régionaux. Cet effort vise à créer un système de transport plus intégré et plus efficace à travers le continent.Les défis de l'interconnexion ferroviaire
Malgré l'expansion des réseaux ferroviaires, des difficultés techniques, logistiques et institutionnelles subsistent. Les écartements, les équipements et les systèmes d'exploitation différents des réseaux nationaux compliquent la circulation fluide des trains entre les pays, même lorsque la compatibilité physique est assurée.Le Kenya et l'Ouganda harmonisent leurs projets ferroviaires
Kenya Railways prévoit d'achever la majeure partie de son prolongement de la voie ferrée à écartement standard vers Kisumu et Malaba d'ici juin 2027. Cela reliera le réseau kényan à celui de l'Ouganda, où les deux pays utilisent le même écartement standard. Toutefois, des discussions supplémentaires sont nécessaires sur la signalisation, l'alimentation électrique et les règles d'exploitation afin de garantir une coopération harmonieuse.Le défi de la double voie d'écartement en Tanzanie
La Tanzanie doit composer avec un réseau à écartement standard récent et un réseau à écartement métrique plus ancien. Les marchandises acheminées sur la voie à écartement standard jusqu'à Bahi doivent être transférées dans des wagons à écartement métrique, ce qui entraîne des retards et une hausse des coûts. Une nouvelle liaison directe entre le port de Dar es Salaam et le réseau SGR vise à réduire cette inefficacité.Des projets ferroviaires régionaux en cours d'élaboration
La Tanzanie travaille sur un projet ferroviaire conjoint avec le Burundi et la République démocratique du Congo, portant sur près de 570 km. Cet effort s'inscrit dans un plan régional visant à améliorer l'accès au port de Dar es Salaam et à renforcer la connectivité le long du corridor central.Le corridor de Lobito bénéficie d'un soutien accru
Le corridor de Lobito, qui relie le port angolais de Lobito aux régions minières de la République démocratique du Congo et de la Zambie, continue de recevoir des financements. En août 2026, la Banque africaine de développement a approuvé 255 millions de dollars de prêts et 10 millions de dollars de subventions pour soutenir la participation de la Zambie à ce projet.Le développement ferroviaire en Algérie
En juillet 2026, la Banque africaine de développement a approuvé 878,09 millions de dollars pour la deuxième phase de la ligne ferroviaire Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa en Algérie. Cette phase comprend le tronçon de 230 km entre Ghardaïa et El Meniaa, dont l'objectif est de renforcer la connectivité régionale le long du corridor ferroviaire transsaharien.Le Maroc et la coopération transfrontalière
Le Maroc a reçu 205 millions d'euros de la Banque africaine de développement pour améliorer ses infrastructures ferroviaires. Ce financement illustre la diversité des investissements ferroviaires en Afrique, de la modernisation des réseaux à l'amélioration des services. La question de l'interopérabilité fait l'objet d'une attention croissante à travers des programmes de coopération, comme le projet de Centre africain de compétence ferroviaire.