Le Copernicus Ocean State Report, publié le 30 septembre, dresse un tableau inquiétant des océans mondiaux, marquant le dixième anniversaire du rapport annuel du Service marin européen Copernicus. S’appuyant sur plus de quarante ans de données issues d’observations par satellite, bouées et capteurs, le rapport souligne que le réchauffement des océans s’accélère, avec des conséquences majeures pour les écosystèmes et les communautés côtières.
Les températures de surface de la mer ont augmenté d’environ +0,12 °C par décennie depuis 1982, et 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée, avec des températures supérieures de +0,49 °C à la moyenne de 1981-2010. La chaleur totale stockée dans l’océan a atteint son niveau le plus élevé en 2025. Cette chaleur peut déclencher des vagues de chaleur marine, intensifier les tempêtes et perturber la vie marine. La Méditerranée et la mer Noire, deux des régions qui se réchauffent le plus rapidement, sont particulièrement touchées. Ces changements sont aggravés par le fort phénomène El Niño actuel, qui peut encore élever les températures mondiales.
Le niveau de la mer continue également de monter, augmentant en moyenne de 3,8 mm par an entre 1999 et 2025. Cela est dû à la fois à l’expansion de l’eau plus chaude et à la fonte des glaces terrestres. Pour les petits États insulaires, confrontés à la montée des eaux, des cyclones plus intenses et au blanchiment des coraux, la situation est particulièrement critique. Depuis 1960, toutes leurs zones économiques exclusives se sont réchauffées, et 65 % de leur superficie totale a connu une élévation plus rapide du niveau de la mer depuis 1999.
Les pôles, qui couvrent environ 20 % de la surface océanique, subissent certains des changements les plus extrêmes. Dans l’Arctique, la température combinée de la mer et de la glace a augmenté de 4,2 °C depuis 1982, soit environ 1 °C par décennie – près de dix fois la moyenne mondiale. La mer de Kara, au nord de la Sibérie, s’est réchauffée de +1,68 °C par décennie, soit environ 6,7 °C en quarante ans. La banquise arctique diminue rapidement, perdant près d’un demi-million de kilomètres carrés tous les dix ans depuis 1979 – une superficie comparable à celle de l’Espagne. Cette perte de glace menace les infrastructures côtières, environ 60 % des structures côtières arctiques étant déjà exposées au risque d’érosion et de montée des eaux, selon la directrice du rapport, Karina von Schuckmann.
En Antarctique, le minimum record de la banquise en 2022 a coïncidé avec le premier échec majeur de reproduction parmi les manchots empereurs. Les jeunes manchots qui tombent à l’eau avant d’avoir développé des plumes imperméables meurent souvent. L’espèce a récemment été classée « en danger » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), et plus de 90 % des colonies de manchots empereurs pourraient avoir presque disparu d’ici 2100 si les tendances actuelles de fonte se poursuivent.
Pierre Bahurel, directeur général de Mercator Ocean International, résume le rapport en déclarant : « L’océan se transforme sous nos yeux. » Il souligne l’importance de transformer ces constats en informations exploitables pour aider les gouvernements et les communautés à se préparer à l’avenir. Le rapport vise à orienter les politiques relatives à l’adaptation et à la protection côtière.
Le rapport Copernicus alerte sur l'accélération du réchauffement des océans et la montée des eaux
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
climate-changeocean-warmingsea-level-risecopernicus-reportmarine-heatwavesarctic-ice-loss



