L'Assemblée nationale reporte le vote sur la partie « recettes » du budget de l'État, en raison de 2 828 amendements, et examine d'abord le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
Des amendements retardent le vote sur le budget
Plus de 2 800 amendements restent à examiner dans la partie « recettes » du budget de l'État, après la fin de la séance de l'Assemblée vendredi 16 octobre. Cela a repoussé le vote initialement prévu pour mardi 20 octobre.Les débats reprendront plus tard
Les députés poursuivront leurs discussions sur le projet de loi de finances après l'examen du budget de la Sécurité sociale, qui doit commencer mardi. Cette procédure suit la même logique que l'an dernier, où le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est examiné en premier.Les amendements retardent le texte final
Sur les 3 396 amendements déposés, 2 828 sont toujours en attente. Cela signifie que le texte final de la partie « recettes » ne pourra pas être achevé dans le délai prévu pour le vote. Toutefois, l'Assemblée nationale doit commencer à discuter du budget de la Sécurité sociale d'ici le 27 octobre, en raison des délais constitutionnels.Les délais constitutionnels s'appliquent
En vertu de l'article 47-1 de la Constitution, l'Assemblée dispose de 20 jours pour examiner en première lecture le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Ce délai expire le 27 octobre cette année. Après cela, les débats sur le budget de l'État reprendront, mais l'Assemblée dispose également de 40 jours pour examiner l'ensemble du projet de loi de finances, délai qui expire le 17 novembre.Les contraintes de temps pèsent sur la procédure budgétaire
Plus le temps consacré au débat sur la partie « recettes » est long, moins il en reste pour la partie « dépenses ». Si la partie « recettes » est rejetée, l'Assemblée ne peut pas passer à l'examen des dépenses. Dans ce cas, le texte sera transmis au Sénat pour un examen plus approfondi.Une intervention du Sénat est probable
Si l'Assemblée ne parvient pas à finaliser le projet de loi dans le délai de 40 jours, ou si la partie « recettes » est rejetée, le texte sera transmis au Sénat. Une commission mixte paritaire composée de députés et de sénateurs tentera alors de trouver un compromis, qui devra être approuvé par les deux chambres.Le gouvernement fait face à l'incertitude
Sans majorité à l'Assemblée nationale, le gouvernement pourrait ne pas obtenir un vote en bonne et due forme sur le projet de loi de finances. La situation reste toutefois incertaine : le gouvernement pourrait recourir à l'article 49.3 ou faire face à une motion de censure, ce qui pourrait affecter le gouvernement actuel dirigé par Sébastien Lecornu.Les délais pourraient contraindre le gouvernement à agir
L'Assemblée dispose de 50 jours pour examiner le budget de la Sécurité sociale et de 70 jours pour l'ensemble du projet de loi de finances. Si ces délais expirent sans vote, le gouvernement pourrait mettre en œuvre le budget par ordonnances plutôt que par une approbation parlementaire.