Les prix des céréales baissent dans le monde, portés par l'espoir d'exportations en mer Noire, tandis que les stocks élevés de l'Ukraine et les importations record de blé du Brésil pèsent sur le marché.
Les prix des céréales reculent dans l'espoir d'une reprise des échanges en mer Noire
Les prix des céréales ont continué de baisser mercredi, portés par l'espoir que le trafic de grain en mer Noire puisse reprendre. Les stocks de grain ukrainiens restent élevés, ce qui a contribué à la pression à la baisse sur les prix. Toutefois, les prix du maïs à la Chicago Board of Trade (CBOT) ont légèrement progressé en raison du temps humide dans certaines régions des États-Unis.Les prix du blé passent sous les 600 cents le boisseau
Les prix du blé à la CBOT sont passés sous les 600 cents le boisseau pour la première fois depuis des mois. Le contrat de décembre 2026, le plus activement négocié, a perdu 11,25 cents, tandis que les contrats de mars et de mai 2027 ont reculé respectivement de 9,75 et 9 cents. La baisse a été la plus marquée sur les échéances proches, reflétant l'optimisme quant à une reprise des exportations en mer Noire, malgré une forte demande mondiale.Le PAM veut acheter 1 million de tonnes de céréales ukrainiennes
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué qu'il était prêt à acheter jusqu'à 1 million de tonnes de céréales ukrainiennes pour ses programmes humanitaires. Au 1er octobre, les stocks ukrainiens de céréales et d'oléagineux atteignaient 20,7 millions de tonnes, soit une hausse de 6 millions de tonnes par rapport à l'année précédente. Cependant, 20 718 wagons de marchandises attendent actuellement aux postes frontaliers de l'ouest de l'Ukraine, avec un temps de passage moyen de 19 jours.Le Brésil s'apprête à importer un volume record de blé
Le Brésil devrait importer jusqu'à 10 millions de tonnes de blé en 2027, soit le niveau le plus élevé depuis plus de trois décennies. Cette situation s'explique par une forte baisse de la production intérieure et par des problèmes de qualité liés à des conditions météorologiques défavorables. Les récoltes locales ne couvrant que 36 % des besoins en blé du pays, le Brésil pourrait largement dépendre de l'Argentine, qui pourrait offrir une offre abondante, mais dont la qualité pourrait être compromise par des pluies excessives et le gel.L'Australie vise des exportations record d'orge
L'Australie devrait récolter 17,7 millions de tonnes d'orge au cours de la campagne 2026/27 et pourrait exporter un volume record de 13 millions de tonnes, porté par une forte demande chinoise. La production de blé est prévue à 32 millions de tonnes, contre 36 millions lors de la campagne précédente. Cet accroissement de l'offre exerce une pression à la baisse sur les prix mondiaux de l'orge, même si la forte demande chinoise absorbe une part importante de la production.La Russie rouvre les exportations de céréales depuis la mer d'Azov
La Russie a autorisé les navires céréaliers à quitter les ports de Temryuk et de Kavkaz, en mer d'Azov, une première depuis juillet 2026. Cette reprise partielle des exportations de céréales par le détroit de Kertch pourrait peser sur les marchés mondiaux du blé, les contrats à terme à Chicago reculant jusqu'à 2,8 %. Toutefois, les risques logistiques et sécuritaires restent élevés en l'absence de cessez-le-feu, ce qui limite l'impact immédiat sur les flux commerciaux.Les prix du maïs rebondissent légèrement à la CBOT
Les prix du maïs à la CBOT ont légèrement rebondi mercredi, les contrats échéance proche gagnant de 1 à 3 cents le boisseau. Le contrat de décembre 2026, le plus activement négocié, est monté à 452,75 cents, tandis que le contrat de mars 2027 se situait à 462,75 cents. En revanche, les prix européens du maïs ont continué de baisser sur Euronext, le contrat de mars 2027 perdant 3,75 euros la tonne.Les marchés physiques français présentent des tendances contrastées
Les marchés physiques français des céréales du 28 octobre 2026 ont montré des tendances contrastées, les prix du blé tendre reculant légèrement dans les principaux points de livraison. Les prix du maïs ont également baissé dans la plupart des régions, à l'exception de Pontivy/Guingamp, où ils ont augmenté. Les prix du blé dur et de l'orge fourragère ont enregistré de légères hausses dans certaines zones, tandis que d'autres segments, comme l'orge brassicole, ont connu des baisses. Les prix des farines et des produits de meunerie ont également légèrement diminué dans l'ensemble.