Le sénateur et agriculteur Laurent Duplomb s’est récemment exprimé au sujet de l’élaboration d’une loi d’urgence visant à protéger la souveraineté agricole et à répondre aux défis majeurs du secteur. Ce texte, porté par le gouvernement, repose sur trois principes fondamentaux : la gestion des ressources en eau, la lutte contre la prédation par la faune sauvage et l’amélioration des moyens de production. Parmi les mesures phares, on note l’intégration complète de la loi Duplomb 2 dans l’article 2. Cette disposition prévoit notamment le doublement des volumes de stockage d’eau pour l’agriculture, assorti de mesures d’accompagnement.
Le projet de loi a suscité des oppositions, notamment de la part de députés écologistes et insoumis qui l’ont déféré au Conseil constitutionnel. Ce dernier a largement validé le texte, rejetant les demandes de censure et soulignant qu’il servait l’intérêt général de la Nation. Le sénateur Duplomb s’est dit satisfait de cette issue, en particulier sur le volet de la gestion de l’eau. Si la loi Duplomb 1 avait déjà permis des avancées, la loi actuelle va plus loin, notamment sur les produits phytosanitaires. Deux substances, l’acétamipride et le flupyradifurone, ont ainsi été réintroduites à titre exceptionnel. Par ailleurs, les normes d’élevage ont été alignées sur les standards européens grâce à une ordonnance relative à l’article 17.
Duplomb s’est dit fier de la continuité de son travail, qu’il mène depuis plusieurs années. Il a critiqué les règles jugées trop restrictives, notamment celles liées à l’agroécologie et à la surtransposition des normes, qu’il estime préjudiciables à l’agriculture française. Son plus grand succès, selon lui, réside dans la fin des excès normatifs, en particulier sur les produits phytosanitaires, l’eau et la prédation par les loups. La réintroduction des deux produits phytosanitaires a suscité une polémique, mais Duplomb a insisté sur la nécessité d’éviter l’hypocrisie et les dangers pour le secteur agricole. Il a également salué le passage devant le Conseil constitutionnel comme une étape cruciale.
L’adoption de la loi n’a pas été un long fleuve tranquille. Duplomb a précisé qu’il n’avait forcé aucun député ou sénateur à voter pour le texte, malgré une opposition minoritaire mais forte. Il a souligné que la loi avait été adoptée grâce à une majorité, même si le processus avait été difficile. Il a également relevé que beaucoup doutaient de sa capacité à réécrire le texte, mais qu’il avait persévéré et réussi.
Côté retours du monde agricole, certains éleveurs s’interrogent sur l’efficacité d’un tunnel de prix, censé favoriser les producteurs. Les laiteries privées ont exprimé des craintes, que Duplomb reconnaît. Il a expliqué que ce mécanisme visait à trouver un compromis entre les différents acteurs du secteur. En l’absence d’accord, l’État pourrait imposer un prix administré. La profession attend désormais les décrets d’application de cette loi d’urgence.
Duplomb a précisé que tous les articles de la loi ne nécessitent pas de décret ministériel. Certains sont d’application directe, comme le doublement des volumes de stockage d’eau. Un décret sur les zones humides pourrait être publié avant novembre. D’autres ordonnances, comme celles relatives aux normes d’élevage, devraient être adoptées rapidement. Il s’est dit confiant dans la mise en œuvre du texte.
La loi d'urgence agricole française prévoit des mesures sur le stockage d'eau et les produits phytosanitaires
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Réussir



