Une nouvelle étude européenne révèle que les espèces communes d’oiseaux et de papillons sont en déclin dans tous les scénarios majeurs de protection de la biodiversité, même lorsque les politiques de conservation actuelles sont appliquées. Cette recherche, publiée dans Nature Ecology & Evolution, a analysé des données provenant de plus de 20 000 sites répartis dans 26 pays européens. Elle s’est concentrée sur 265 espèces communes d’oiseaux et 144 espèces communes de papillons, qui constituent des indicateurs importants de la santé des écosystèmes. Ces espèces subissent les effets de facteurs tels que l’agriculture intensive, le changement climatique, la transformation des paysages naturels en zones artificielles et la perte de diversité des habitats.
L’étude a évalué trois scénarios différents de conservation élaborés par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Ces scénarios, intitulés « Nature pour la Nature », « Nature pour la société » et « La Nature comme culture », reflètent des approches et des priorités distinctes en matière de conservation. Cependant, aucun de ces scénarios n’a suffi à enrayer ou à inverser le déclin des populations d’oiseaux et de papillons d’ici 2050. Même lorsque des politiques européennes majeures de conservation, comme la Stratégie de l’UE sur la biodiversité à l’horizon 2030, la Stratégie forestière 2030 et la stratégie « De la ferme à la table », ont été prises en compte, le déclin s’est poursuivi.
Le déclin est particulièrement marqué dans les zones agricoles et les prairies, où les papillons sont particulièrement touchés par l’agriculture intensive et le changement climatique. Si certaines espèces d’oiseaux vivant en forêt ont montré une certaine résilience grâce à l’expansion des zones boisées, elles pourraient tout de même rencontrer des difficultés si la gestion forestière devient plus intensive. L’étude souligne également que les bénéfices des efforts de conservation ne sont pas uniformément répartis en Europe. L’Europe de l’Ouest et du Nord devrait connaître les améliorations les plus significatives, tandis que les régions du Sud et de l’Est risquent de subir des pressions croissantes liées à l’agriculture.
Cette recherche met en lumière un problème majeur : les politiques actuelles de conservation ne protègent pas suffisamment les écosystèmes typiques et peinent à concilier les besoins de la société, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de la sylviculture. L’étude suggère que des changements plus ambitieux et transformateurs dans le fonctionnement de la société et de l’économie sont nécessaires pour assurer l’avenir de la biodiversité commune en Europe.
La biodiversité commune européenne menace de diminuer malgré les efforts de conservation
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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