La **Fédération bancaire française** (FBF) milite pour une modification des règles encadrant l’offre de crédits immobiliers par les banques, afin de leur donner plus de souplesse dans la détermination des conditions de prêt. Actuellement, une règle stricte impose que les mensualités d’un emprunteur – couvrant à la fois le remboursement du crédit et l’assurance – ne puissent excéder 35 % de ses revenus. Cette disposition, introduite en 2022, impose également une durée de remboursement de 25 ans, avec quelques exceptions. La FBF ne souhaite pas nécessairement supprimer ce plafond de 35 %, mais plutôt le rendre non contraignant, permettant aux banques d’évaluer chaque situation financière et les dépenses spécifiques des emprunteurs. Cette évolution pourrait faciliter l’accès au crédit pour les particuliers aisés et les investisseurs, mais la hausse des prix de l’immobilier pourrait entraîner une remontée des taux d’intérêt, voire des taux d’usure, limitant à nouveau l’accès au financement. En France, les personnes âgées sont soumises à des règles particulières concernant les donations et les successions. Les plus de 80 ans peuvent toujours transmettre des sommes importantes à leurs petits-enfants sans payer de droits de donation, bien qu’une exonération spécifique pour les cadeaux familiaux – auparavant fixée à 31 865 euros – ne soit plus applicable au-delà de cet âge. À la place, une règle générale autorise les individus à donner jusqu’à 31 865 euros tous les 15 ans sans imposition, à condition que la donation soit déclarée aux autorités fiscales. Par ailleurs, il est possible d’effectuer des « dons d’usage » à l’occasion d’événements comme les anniversaires ou les mariages, mais le montant doit rester raisonnable au regard de la situation financière globale du donateur. S’agissant des successions immobilières, une part importante des héritiers possède déjà un bien immobilier. Selon les dernières données, 63 % des bénéficiaires possèdent au moins un logement avant l’héritage, dont 36 % un seul bien et 27 % plusieurs. L’héritage intervient en moyenne à 54 ans, mais les biens reçus ne sont pas toujours conservés sur le long terme. Ainsi, près de 30 % des logements hérités en 2018 ont été vendus dans les trois ans, ce qui suggère que de nombreux bénéficiaires préfèrent se séparer du bien plutôt que de le conserver.