La viande rouge apporte des nutriments essentiels

La viande rouge, qu'il s'agisse de steak, de rôti de bœuf, de côtelettes d'agneau ou de porc, est une source de protéines, de fer et de vitamine B12. Ces nutriments sont essentiels au bon fonctionnement de l'organisme.

Les recommandations françaises limitent la consommation de viande rouge

Selon Sophie Janvier, diététicienne-nutritionniste, l'idéal est de ne pas dépasser 500 grammes de viande rouge par semaine, tous types de viande rouge confondus. Les recommandations françaises vont dans ce sens et suggèrent un maximum de 500 grammes par semaine, soit à peu près l'équivalent de trois ou quatre steaks, selon leur taille.

Les différentes coupes de viande ont des teneurs nutritionnelles variables

Le bœuf, le porc, l'agneau et les abats sont soumis aux mêmes limites, et les quantités consommées de ces différentes viandes doivent être additionnées, même si leur composition nutritionnelle varie. La coupe choisie fait également une différence : un steak haché à 5 % de matières grasses n'a pas la même teneur en lipides qu'un steak haché plus gras.

Il est conseillé de diversifier les sources de protéines

L'idée principale, selon Sophie Janvier, est de ne pas se limiter à une seule catégorie d'aliments. La volaille, le poisson, les œufs et les légumineuses permettent de diversifier les sources de protéines et de varier les apports nutritionnels. Il n'existe pas de nombre maximal officiel de repas par semaine consacrés à la viande rouge.

La consommation doit être mesurée en quantité totale

C'est avant tout la quantité totale consommée qui compte. Par exemple, manger un steak de 150 grammes le lundi, une côtelette d'agneau de 150 grammes le mercredi et un rôti de bœuf de 150 grammes le dimanche représente 450 grammes pour la semaine, soit un total inférieur à la limite recommandée.

Quelques ajustements permettent de maintenir une alimentation équilibrée

On peut donc manger de la viande rouge plusieurs fois par semaine, à condition de respecter la limite recommandée. Réduire sa consommation ne signifie pas supprimer totalement la viande rouge de son alimentation. Quelques ajustements permettent de varier les repas sans renoncer au plaisir.

Le contrôle des portions et le choix de coupes maigres sont recommandés

Alterner les sources de protéines et prévoir des repas sans viande, en remplaçant certains repas à base de viande rouge par du poisson, de la volaille, des œufs ou des légumineuses, comme les lentilles, les pois chiches et les haricots, peut aider. Limiter les portions à 100 à 120 grammes par repas, deux à trois fois par semaine, permet de profiter de la viande sans en consommer des quantités excessives.

Des changements d'habitudes progressifs sont plus efficaces

Choisir des coupes maigres lorsque c'est possible, en gardant à l'esprit que la teneur en matières grasses varie selon la coupe, est également recommandé. L'objectif n'est pas de compter scrupuleusement chaque gramme de viande rouge, mais de développer progressivement de bonnes habitudes. Par exemple, remplacer un repas à base de viande rouge par un curry de pois chiches ou une salade de lentilles.

Une consommation excessive de viande rouge présente des risques pour la santé

Une consommation excessive de viande rouge est associée à un risque accru de cancer colorectal. Plusieurs études suggèrent également un lien avec le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires, même si le niveau de preuve varie selon les maladies et les types de viande étudiés.

Le risque dépend de plusieurs facteurs

Cela ne signifie pas qu'une personne qui mange de la viande rouge tous les jours développera nécessairement une maladie. Le risque dépend notamment des quantités consommées, du type de viande et des habitudes alimentaires globales.