Dans les dernières années, les réseaux sociaux sont devenus une plateforme populaire pour partager des conseils nutritionnels, mettant souvent en avant certains aliments ou régimes comme ayant des propriétés anticancéreuses. Cependant, il est crucial de distinguer le vrai du faux. Selon le Dr Cindy Neuzillet, gastro-entérologue et oncologue digestive à l’hôpital Paul-Brousse (AP-HP) à Paris, il n’existe pas d’aliment ou de régime miracle capable de garantir la prévention du cancer. Elle insiste plutôt sur l’importance de suivre des recommandations bien établies pour réduire les risques.
Les principes clés d’une alimentation préventive contre le cancer incluent la consommation suffisante de fruits et légumes, l’augmentation de l’activité physique, l’évitement de l’excès de poids, la limitation de la consommation d’alcool et la réduction de la consommation de viandes rouges et de viandes transformées. Le Dr Neuzillet explique qu’aucun aliment ne peut à lui seul offrir une protection totale contre le cancer. Une alimentation variée et équilibrée est donc essentielle. Les fruits et légumes, ainsi que les légumineuses comme les lentilles, les pois chiches et les haricots, occupent une place particulière en raison de leur teneur élevée en fibres. Ces aliments contribuent à la santé globale et aident à maintenir un poids sain.
Les fibres alimentaires ont gagné en attention ces dernières années pour leurs bienfaits, notamment dans la prévention du cancer colorectal. Présentes dans les fruits, les légumes, les légumineuses et les céréales complètes, elles favorisent la satiété, ce qui peut aider à contrôler la prise alimentaire et à prévenir l’obésité. Elles contribuent également à réguler la glycémie après les repas. L’apport journalier recommandé en fibres est d’au moins 30 grammes, mais en France, la consommation moyenne s’élève à environ 17,5 grammes par jour, selon Santé publique France. Le Dr Neuzillet souligne que les fibres facilitent la digestion et réduisent l’exposition à des toxines potentielles, ce qui pourrait diminuer le risque de cancer colorectal.
À l’inverse, certains aliments doivent être limités pour réduire le risque de cancer. Il s’agit notamment des viandes rouges, des viandes transformées et des aliments trop salés, trop sucrés, trop gras ou ultra-transformés. Les recommandations conseillent de ne pas consommer plus de 500 grammes de viande rouge par semaine et de limiter les viandes transformées à 150 grammes par semaine. La viande rouge contient du fer qui peut s’oxyder et endommager l’ADN, augmentant ainsi le risque de cancer. Les viandes transformées contiennent souvent des nitrites, substances potentiellement nocives. Les méthodes de cuisson comme le grill sur flamme nue peuvent également produire des substances cancérigènes. Bien que ces aliments ne doivent pas être totalement évités, leur consommation doit rester occasionnelle. Le sucre, quant à lui, ne nourrit pas directement les cellules cancéreuses, mais il peut contribuer à l’obésité, un facteur de risque pour le cancer. Cependant, le sucre est nécessaire à l’organisme, et une suppression totale pourrait entraîner des effets néfastes sur la santé.
Les directives alimentaires pour la prévention du cancer soulignent une nutrition équilibrée et la modération
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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