Une bataille juridique autour des grèves et des travailleurs étrangers s'intensifie, alors que l'avocat d'Air Tahiti dénonce une « manipulation » et une « instrumentalisation de la justice ».
Affaire reportée à lundi
L'affaire judiciaire opposant Air Tahiti et la CSIP au sujet du recours à des travailleurs étrangers pendant une grève a été reportée à lundi. L'avocat de la compagnie, Me Yves Piriou, a indiqué que ce délai fait partie de la procédure judiciaire normale.L'avocat défend la légalité
Me Yves Piriou a soutenu que la situation impliquant des travailleurs étrangers est « parfaitement légale » et qu'il ne s'agit pas d'une tentative de briser la grève. Il a affirmé qu'il n'existe « aucune situation qui serait illégale » et que les mesures prises par Air France et Air New Zealand sont conformes à la loi.Une assignation tardive suscite des inquiétudes
L'avocat a fait remarquer qu'Air Tahiti a reçu l'assignation en justice en retard, après le délai fixé par le tribunal. Il a affirmé que l'huissier avait volontairement omis d'indiquer l'heure sur l'assignation, mais que la preuve de la remise tardive existe.Procédure judiciaire et délai de réponse
Me Yves Piriou a souligné qu'il s'agit d'une affaire de « référé d'heure », qui exige une préparation minutieuse. Il a assuré au tribunal que son équipe s'était suffisamment préparée et que le dossier était prêt dans les délais requis.Un report conforme à la procédure
Il a déclaré que si la partie adverse a besoin de plus de temps pour répondre, cela est « parfaitement normal » au regard du principe du contradictoire. Il a qualifié la situation de « pure manipulation et d'empoisonnement », tout en reconnaissant la nécessité d'une équité juridique.Droits juridiques et droit du travail
L'avocat a soutenu qu'Air New Zealand et Air France ont le droit d'utiliser leur propre personnel ainsi que le matériel loué à Air Tahiti. Il a souligné qu'un seul employé d'Air New Zealand était impliqué, le reste du travail étant effectué par des salariés d'Air Tahiti non grévistes.Pas de briseur de grève, selon lui
Me Yves Piriou a insisté sur le fait qu'il n'existe « aucune situation qui puisse être qualifiée de briseur de grève ». Il a décrit l'affaire comme une tentative de faire pression sur Air Tahiti pendant les négociations et a affirmé que la compagnie a pleinement respecté la loi.Analyse juridique et confiance
Après un examen juridique approfondi, il a indiqué que les éléments présentés par les demandeurs ne constituent aucune activité illégale. Il s'est dit confiant dans la position juridique de la compagnie et a répété que l'affaire relève de la « pure manipulation et d'empoisonnement ».Aucune poursuite pénale, affirme-t-il
Concernant d'éventuelles procédures pénales, Me Yves Piriou a déclaré qu'il n'existe « rien » pour étayer de telles accusations. Il a noté que l'inspection du travail n'a pas pris position faute de preuves et a critiqué la diffusion de communications internes, qu'il considère comme une tentative d'intimidation.Conclusion
Il a conclu en citant l'ancien président français Jacques Chirac : « Cela touche l'un sans émouvoir l'autre », suggérant que les actions en justice engagées contre Air Tahiti n'ont pas affecté la position de la compagnie.