La grève s'intensifie avec davantage d'annulations de vols

Le deuxième jour de la grève, Air Tahiti a annulé plus de quatre fois plus de vols que la veille, ce qui illustre l'impact croissant du conflit social sur les opérations de la compagnie.

Aucune négociation prévue

Les syndicats impliqués dans la grève affirment que la direction de la compagnie préfère laisser la grève se poursuivre plutôt que d'engager des négociations, une position qui, selon eux, coûte cher à l'entreprise.

La grève des pilotes a coûté 100 millions de francs

Les syndicalistes évoquent une précédente grève des pilotes, en mai 2025, qui aurait coûté 100 millions de francs à la compagnie, laissant entendre que la grève actuelle pourrait avoir des conséquences financières similaires.

Le recours à du personnel au sol étranger critiqué

Le syndicat CSIP a critiqué le recours à du personnel au sol étranger pour remplacer les grévistes, qu'il qualifie de violation de la réglementation du travail et de manœuvre visant à affaiblir la grève.

Annulations de vols et efforts de réacheminement

Vendredi, la moitié des vols programmés par Air Tahiti ont été annulés, ce qui a ramené le nombre de vols de 52 à 27, avec 3 vols maintenus, et touché environ 250 passagers, qui ont été réacheminés sur d'autres vols.

Solutions de transport alternatives proposées

Vanessa Siu, directrice marketing de la compagnie, a indiqué que les passagers peuvent demander un remboursement ou un avoir valable un an s'ils choisissent d'utiliser d'autres moyens de transport, comme l'Apetahi Express ou Air Moana.

Les vols scolaires affrétés ont décollé

La compagnie a indiqué que deux vols scolaires à destination des îles Tuamotu et Australes ont décollé avec succès vendredi, et que trois autres sont prévus, sous réserve de confirmation de leur maintien.

Les revendications financières au cœur du conflit

Virginie Sicot, représentante du syndicat Spencat, a souligné que la dimension financière constitue le principal obstacle aux négociations, les revendications du syndicat étant claires et centrées sur ce point.

Deuxième grève de l'année

Il s'agit de la deuxième grève qu'affronte Air Tahiti en 2026, après une grève de trois jours des pilotes en mai 2025, qui avait également coûté 100 millions de francs à la compagnie.

Absence de contre-propositions de la direction

Cyril Le Gayic, du CSIP, a fait remarquer que la direction de la compagnie n'a formulé aucune contre-proposition pour répondre aux revendications du syndicat, malgré l'impact financier potentiel pour l'entreprise.

Des promesses de la direction jugées vides de sens

Titaina Viriamu, du syndicat, a critiqué la direction de la compagnie pour des promesses floues, telles que « je m'engage », sans actions ni engagements concrets pour résoudre le conflit.

Des équipements de protection en retard

Les agents au sol attendent depuis plus d'un an des équipements de protection, notamment des casques et des imperméables, selon les représentants syndicaux, qui jugent ce retard inacceptable.

Des inquiétudes juridiques concernant les travailleurs étrangers

Cyril Le Gayic a déclaré que le recours à des travailleurs étrangers pour remplacer le personnel en grève pourrait enfreindre la réglementation du travail, et qu'il envisage de signaler la situation aux autorités compétentes.