France Universités soutient le mouvement étudiant

France Universités a exprimé son soutien au mouvement étudiant et lycéen en cours, en soulignant que les inquiétudes exprimées par les jeunes sont légitimes et portent sur la place que la société est prête à accorder à sa jeunesse. L'organisation insiste sur la nécessité pour les jeunes de pouvoir poursuivre leurs études dans les voies de leur choix, de bénéficier de bonnes conditions d'études, d'accéder à un logement, de prendre soin de leur santé et de se projeter dans l'avenir.

France Universités rejette la violence tout en soutenant les inquiétudes légitimes

Tout en reconnaissant la légitimité de ces inquiétudes, France Universités souligne que cela ne signifie pas une approbation de la violence, des dégradations ou des entraves aux études. Elle appelle à préserver le dialogue, à protéger les étudiants et les personnels, et à obtenir des réponses concrètes. L'organisation relève que les universités constatent une dégradation des conditions d'études et de travail au fil des années, certaines formations manquant de places et les établissements rencontrant des difficultés croissantes pour assurer l'encadrement dont les étudiants ont besoin.

France Universités s'oppose à la suppression de Parcoursup

France Universités ne soutient pas la suppression de Parcoursup, la plateforme nationale d'admission dans l'enseignement supérieur, malgré les appels en ce sens du gouvernement et du mouvement. Elle estime que Parcoursup doit continuer à évoluer, mais qu'il ne doit pas être supprimé à la hâte, sans solution opérationnelle pour les prochaines rentrées universitaires.

France Universités demande des réformes de procédure et de structure

France Universités réclame à la fois une amélioration de la procédure, une réforme profonde de l'orientation et des moyens adaptés aux besoins. Elle salue l'annonce d'une plus grande clarté sur les critères et les algorithmes locaux, qui répond à une attente réelle. La transparence doit permettre aux candidats de comprendre ce qui est attendu dans une formation, la manière dont leur dossier est examiné et le déroulement de la procédure.

France Universités lève les malentendus sur les admissions

Elle précise qu'il est inexact de parler de « refus » dans les filières non sélectives, car les candidats sont classés, et non refusés. Concernant la situation de certains très bons élèves de lycée qui se retrouvent sans admission sur Parcoursup ou affectés dans des formations éloignées de leur domicile, France Universités explique que ces situations sont difficiles à vivre, mais qu'elles doivent être comprises au regard du dossier, des formations demandées et des capacités d'accueil en jeu.

France Universités salue la création de places mais souligne les défis

France Universités accueille favorablement l'annonce par le ministère de la création de 15 000 places supplémentaires d'ici 2028, dont 10 000 en BTS, 4 000 en LP-BUT et 1 000 en accès licence aux études de santé. Elle fait toutefois remarquer que créer des places supplémentaires ne se résume pas à ajouter des lignes sur une plateforme, et qu'il faut des enseignants, des personnels, des locaux et des équipements.

France Universités appelle à un financement et à des infrastructures adéquats

Elle demande également des explications sur l'écart entre les 204 emplois annoncés dans les universités et les 1 200 emplois dans les lycées, et attend des engagements fermes sur le financement de la réforme de l'accès aux études de santé. L'organisation souligne qu'une place supplémentaire ne suffit pas à elle seule et qu'un chiffre national ne résout pas toutes les tensions locales.

France Universités dénonce la faible articulation entre lycée et enseignement supérieur

France Universités dénonce la mauvaise articulation entre le lycée et l'enseignement supérieur ainsi que la faiblesse de l'orientation des jeunes. Si elle considère comme un pas dans la bonne direction l'immersion dans l'enseignement supérieur proposée par le gouvernement, elle estime qu'une seule expérience ne peut pas résoudre les difficultés d'articulation entre le lycée et l'enseignement supérieur.

France Universités appelle à une réforme élargie de la période d'orientation

S'agissant de la période d'orientation élargie qui débuterait dès le collège, France Universités note que les annonces du gouvernement comportent des éléments positifs, comme l'ouverture de discussions sur la pression scolaire, le contrôle continu et le choix des enseignements. Elle souligne toutefois que les mesures précises, leur calendrier et leur cohérence avec l'entrée dans l'enseignement supérieur restent à préciser.

France Universités demande une réforme globale pour les perspectives des jeunes

France Universités réclame une réforme globale, incluant des enseignants formés à l'orientation, une meilleure articulation entre le lycée et l'enseignement supérieur, des attentes compréhensibles et une procédure d'admission plus lisible. Le fil directeur doit permettre aux jeunes de construire progressivement leur projet, plutôt que de vivre chaque choix comme une menace pour leur avenir. Cela suppose également une offre de formation et des capacités d'accueil qui rendent leurs perspectives crédibles. L'organisation demande que la jeunesse soit placée au cœur des débats de fond pendant la campagne présidentielle, afin de construire avec elle de véritables perspectives d'avenir.