Un député français s’est élevé contre de nouvelles réglementations visant à réduire les abus dans les services de transport sanitaire, estimant que ces règles ciblent injustement la mauvaise catégorie. Philippe Gosselin, membre du parti Les Républicains et député de la Manche, a déclaré que ces changements affecteraient de manière disproportionnée les patients plutôt que les prestataires de transport. Les nouvelles règles, entrées en vigueur le 1er octobre, ont pour but de limiter les dérives dans l’utilisation des transports sanitaires, mais selon Gosselin, elles ne traitent pas les vrais problèmes du système de santé. Gosselin a averti que ces modifications pourraient créer des difficultés majeures pour la continuité des soins, en particulier dans les zones rurales où les transports en commun sont limités. Il s’est dit préoccupé par le fait que l’augmentation des coûts de transport sous ces nouvelles règles pourrait inciter certains patients, notamment les personnes âgées et celles ayant des problèmes de mobilité, à renoncer à des traitements nécessaires. Cela, a-t-il souligné, aurait de graves conséquences sur leur santé. Le député a comparé la politique actuelle au retrait du financement de certains médicaments, qu’il a jugé au moins susceptible de soulever des questions sur l’utilité de ces traitements. Dans le cas des transports, en revanche, il a fait valoir que la nécessité de soins comme les thérapies psychologiques, la kinésithérapie ou l’orthophonie n’est pas remise en cause. Le problème résiderait plutôt dans la méthode de transport, qu’il a critiquée pour son approche trop financière. Le député a appelé à une approche plus équilibrée, garantissant aux patients un accès aux soins dont ils ont besoin sans obstacles superflus. Il a souligné que le vrai problème ne réside ni dans les patients ni dans les traitements eux-mêmes, mais dans la manière dont les ressources sont allouées et gérées au sein du système de santé.