Coca-Cola Zero, la version sans sucre de Coca-Cola, a été lancée en France en janvier 2007. Commercialisée comme une alternative faible en calories, elle ne contient ni sucre ni que 0,3 kcal pour 100 ml. La boisson utilise un mélange d’édulcorants, dont l’aspartame, une substance qui a suscité des débats sur ses effets sur la santé. Si certains consommateurs l’ont adoptée comme une option plus saine, la version classique de Coca-Cola n’a pas été remplacée. En près de deux décennies, Coca-Cola Zero s’est imposée sur les terrasses et dans les foyers français, notamment parmi ceux qui surveillent leur apport calorique. L’attrait de Coca-Cola Zero réside dans sa promesse de conserver le goût emblématique de Coca-Cola sans le sucre. Cela en a fait un choix populaire dans une société de plus en plus attentive à l’alimentation et à la santé. Lise, ostéopathe et personne active, explique qu’elle n’aurait jamais envisagé la version classique. « Je trouve la quantité de sucre dans Coca-Cola alarmante », confie-t-elle. « J’ai toujours une canette de Coca-Cola Zero à la maison et au bar – ça me semble plus ‘sain’, même si c’est toujours un soda. » Dans l’univers de la mode et du lifestyle, Coca-Cola Zero a également trouvé sa place. Cécile de Boismenu, ancienne rédactrice en chef de L'Officiel de la mode, se souvient de l’association entre la boisson et ce milieu. « Les mannequins en buvaient avant les défilés, car les agences voulaient qu’elles restent minces sans culpabilité », raconte-t-elle. « J’ai vu des gens en apporter lors de dîners privés – c’était une révolution dans un monde obsédé par le poids. » La recette de Coca-Cola Zero comprend de l’eau gazeuse, du caramel, de l’acide phosphorique, des arômes naturels, de la caféine et un mélange d’édulcorants, l’aspartame étant un ingrédient clé. Bien que cet édulcorant soit autorisé en France depuis 1988, il reste controversé en raison des inquiétudes concernant ses risques potentiels pour la santé. Certains consommateurs, comme Philippe, le rejettent catégoriquement. « Je trouve le goût de l’aspartame dégoûtant », déclare-t-il. « Je préfère la version classique de Coca-Cola – ce n’est pas qu’une question de culpabilité, c’est une question de goût. » Malgré le succès de Coca-Cola Zero, la version classique conserve une place de choix dans de nombreux contextes. Une petite enquête menée dans des bars et restaurants a révélé que la Coca-Cola traditionnelle était plus souvent choisie, avec 18 amateurs contre 11 pour la version sans sucre, cette dernière étant majoritairement consommée par des femmes. Des barmans de villes comme Toulouse notent que, si Coca-Cola Zero a connu son heure de gloire, la recette originale revient en force. Dans certains établissements, le ratio entre les deux versions atteint environ 60 % pour la classique contre 40 % pour la version sans sucre. Si Coca-Cola Zero a trouvé sa place, la version originale reste un pilier de la culture française.