Les VE européens pourraient être alimentés par des batteries liées à la déforestation en Indonésie, selon une enquête conjointe.
Enquête révélant la destruction de forêts
Une enquête conjointe du Guardian, de Mediapart et de Voxeurop a révélé que certaines batteries utilisées dans les véhicules électriques de Stellantis, Renault et Volkswagen sont liées à la destruction de forêts primaires en Indonésie. Ces conclusions mettent en lumière un coût environnemental caché derrière la promotion de l'énergie propre.L'extraction de nickel à Sulawesi
La destruction est liée à l'extraction de nickel sur l'île de Célèbes, également appelée Sulawesi en indonésien. Il s'agit de la quatrième plus grande île d'Indonésie et d'une source majeure de nickel, un composant essentiel des batteries lithium-ion utilisées dans les véhicules électriques.Un impact environnemental méconnu
L'enquête attire l'attention sur un angle mort de l'industrie européenne des véhicules électriques, où les avantages environnementaux de la mobilité propre sont éclipsés par les dommages écologiques causés par l'extraction des ressources. Cela soulève des questions sur la durabilité réelle de la transition vers les véhicules électriques.Une neutralité carbone remise en question
Les conclusions remettent en cause les promesses de neutralité carbone faites par les constructeurs automobiles, suggérant que l'impact environnemental de la production des batteries pourrait compenser les bénéfices des véhicules électriques. Cela appelle une plus grande transparence et une plus grande responsabilité dans les chaînes d'approvisionnement des technologies vertes.